MRC. Clotilde Flaugère : pour le plaisir du rugby

Plébiscitée par ses coéquipières comme un exemple, Clotilde Flaugère est une joueuse cadre depuis 8 saisons au MRC. De par sa longue carrière, elle a vécu l’évolution du rugby féminin en s’adaptant aux exigences afin de rester au haut niveau. Maman de deux enfants et professeure des écoles en maternelle, Clotilde Flaugère mène, souvent sur son vélo, ces trois volets importants de sa vie. Entretien avec une joueuse emblématique du rugby féminin français.

Comment avez-vous débuté le rugby ?

Par l’intermédiaire d’une amie qui jouait pour notre lycée. J’habitais Hong Kong car mon père y travaillait pour une entreprise de travaux publics. J’avais 14 ans et j’étais dans un lycée où un professeur, américain, de sport jouait avec l’équipe de rugby de Hong Kong. Il avait monté des équipes au collège dont des féminines. J’y ai joué quatre ans avant de rentrer en France à mes 18 ans quand j’ai eu le bac.

Et une fois que vous êtes arrivée en France ?

J’étais à Lyon pour mes études donc j’ai cherché un club aux alentours. J’ai atterri à Bourg-en-Bresse aux Violettes bressanes où j’ai joué pendant cinq ans. Après la naissance de mon fils, je suis partie à Dijon mais j’habitais encore à Bourg-en-Bresse donc cela me faisait pas mal de route après la journée de boulot. J’ai fait ça pendant 5 ans. Je n’en pouvais plus. J’avais joué à haut niveau puisque j’étais internationale mais pas en club. Je n’avais fait qu’une seule saison dans le Top 8, la dernière avec Dijon où l’on n’a pas gagné un seul match. Cela avait été très compliqué. Donc avant de raccrocher les crampons, je voulais connaître le haut niveau de club et j’ai demandé à Montpellier s’ils étaient prêts à m’accueillir. Et ils l’ont fait à bras ouverts.

Qu’est ce que vous avez trouvé ici qui changeait de vos précédents clubs ?

J’ai surtout trouvé une structure d’entraînement qui était complètement différente. Cela fait 8 ans que je suis au club et j’ai connu beaucoup d’évolutions dans la structure d’entraînement au sein du MRC. Je suis arrivée dans quelque chose de beaucoup plus structurée que ce que j’avais connu à Dijon. Avec des objectifs, des compétences techniques partout, des ambitions et des filles qui étaient là pour le haut niveau. Des joueuses qui répondaient présentes à chaque fois qu’elles étaient sollicitées pour plus de rigueur. Dans mes autres clubs, d’abord c’était une autre époque, et c’était une autre mentalité.

Pour quelqu’un qui voulait raccrocher les crampons, huit saisons cela fait un petit moment ?

C’est vrai (rires). D’abord j’ai la chance de m’éclater. On a la chance d’avoir des résultats ce qui n’est sans doute pas étranger au fait que cela me donne envie de continuer. Et je ne suis pas trop blessée donc cela me permet de durer peut-être plus longtemps que ce que j’avais imaginé au départ. Le plaisir est toujours là, c’est le plus important, et le corps ne me dit pas encore stop.

Est-ce votre hygiène de vie qui vous permet de tenir aussi longtemps ?

Plus que l’hygiène de vie, je pense que ce sont des dispositions naturelles et une bonne constitution. J’ai très rarement été blessée tout au long de ma carrière même quand je ne m’entraînais que deux fois par semaine ou quand j’étais moins prête physiquement. Les exigences du haut niveau sont allées crescendo mais j’ai connu cette évolution. Je ne suis pas passée de pas grand chose à beaucoup d’entrainements d’un seul coup. Cela a commencé par un premier entraînement de musculation. Avant de venir à Montpellier, je n’en avais presque jamais fait. Après, on nous a incitées à faire une deuxième séance, venue en même temps qu’une séance de physique. Saison après saison, on nous a rajoutées un ou deux entraînements. Mon corps s’est adapté et cela m’a permis d’intégrer la charge supplémentaire de manière progressive. Mais de base j’ai une constitution assez peu fragile. Déjà musculairement, je n’ai pas de fibres rapides donc cela ne claque jamais (rires).

Clotilde Flaugère : « Le plaisir est toujours là, c’est le plus important, et le corps ne me dit pas encore stop. » © Mario Sinistaj

Vous avez été quatre fois championne avec le club. Quel a été le plus beau titre ?

Tous les titres ont été beaux à leur manière. Quand je suis arrivée à Montpellier, j’avais été trois fois championne de France avec d’autres clubs et je n’avais jamais perdu une finale. Quelque part je pensais que c’était presque un dû. La première année on a perdu la finale, la deuxième on perd en demie, la troisième on perd de nouveau en finale. Le premier titre que l’on gagne, après quatre saisons au club, je l’ai savouré vraiment car, avant, je pense que je n’avais pas pris la mesure de l’exploit que cela représente.

Je retiens aussi celui de l’année dernière. C’était une revanche et on n’avait jamais eu une saison aussi difficile. Tout le monde nous enterrait, on entendait partout que Montpellier était fini. La fin de saison était particulièrement compliquée avec beaucoup de blessures, des joueuses qui ne jouaient pas à leur poste, devant on était très juste… Et réussir à sortir un enchaînement de cinq matchs, où on s’est serrées les coudes, cela a été vraiment particulier pour moi. C’était la première fois où nous n’étions pas favorites sur une finale.

Vous évoluez en deuxième ligne et êtes régulièrement utilisée comme pilier. Ce n’est pas trop déstabilisant ?

Ma philosophie, cela a toujours été d’être au service de l’équipe. J’ai toujours dit s’il y a besoin d’une deuxième ligne, je serai deuxième ligne, s’il y a besoin d’un pilier, je serai pilier. Même si je suis persuadée que ce n’est pas mon poste de prédilection et que ce n’est pas celui où je suis la plus performante, si pour l’équipe il faut que je joue à ce poste, je le ferai et le mieux que je peux. Et si l’on me demande de jouer à l’aile, je jouerai à l’aile. J’espère juste que cela n’arrivera jamais (rires).

Certaines de vos coéquipières ont la vingtaine. Quel rôle avez-vous dans le groupe ?

Clairement celui de maman. Je les aime beaucoup. Elles pourraient presque être mes filles. Ce décalage de générations je ne le sens pas forcément dans la vie de tous les jours parce que l’on est fédérées autour d’un objectif sportif. On vient jouer au rugby pour être les meilleures collectivement. Après, auprès de ces jeunes, j’essaie de leur transmettre ce que sont les exigences du haut niveau. Si on leur demande de s’entraîner cinq fois par semaine, ce n’est pas pour faire du zèle. C’est hyper important d’être prêt physiquement, de pouvoir encaisser. Moi qui ai connu l’évolution, je peux imaginer que lorsque l’on sort de cadettes, que l’on a 18 ans en seniors avec deux entraînements par semaine, et que d’un coup on nous demande de passer à cinq entraînements où l’on se prend Safi N’Diaye ou Gaëlle Mignot dans les oppositions, c’est une grande marche à franchir. De toute manière on a rien sans rien et cela passe par le travail, le sérieux et une base de préparation physique hyper importante pour avoir de la régularité dans les performances. Le discours que j’ai le plus souvent auprès des jeunes, c’est : entraînez-vous.

Vous avez deux enfants, vous êtes professeure des écoles. Comment conciliez-vous tout ça ?

Ma vie est très organisée. J’aime bien que chaque chose ait sa place. En début d’année scolaire en fonction des activités des enfants, de mon travail… j’essaie de mettre en place une semaine type et je n’aime pas que l’on change mes habitudes. J’ai la chance aussi d’avoir un métier qui me permet de m’entraîner et de pouvoir consacrer du temps à mes enfants. Je vais à la musculation sur ma pause de midi par exemple. On fait des concessions sur tout, de façon à ce que tout roule. Je prends un peu au rugby pour donner à mes enfants et à d’autres moments c’est l’inverse. C’est un équilibre à trouver qui me permet de faire tourner les trois pôles de ma vie.

Le rugby cela aide à cadrer les enfants dans vos classes ?

Je ne pense pas. En plus, la discipline ce n’est pas forcément ma tasse de thé. Le parallèle que je ferais entre mon attitude avec les enfants et au rugby, c’est que s’énerver cela ne sert à rien. C’est contre productif que ce soit sur un terrain ou avec des enfants. Dans mon boulot, je suis quelqu’un de très doux, de très câlin avec les enfants quand ils ont un coup de blues. C’est rare que j’en fasse au rugby (rires). Quand les enfants viennent voir des matchs cela les amuse. Ils reconnaissent leur maîtresse mais ne voient pas la différence. Par contre, les parents sont parfois très amusés de me voir jouer car ils n’ont pas cette image de moi.

Clotilde Flaugère : « Le discours que j’ai le plus souvent auprès des jeunes, c’est : entraînez-vous » © Mario Sinistaj

Vous avez connu l’équipe de France avec plus d’une quarantaine de sélections. Qu’est-ce que vous en gardez ?

C’est une école de la vie. En sélection, la vie de groupe cela exacerbe tout : les relations humaines, les émotions… C’est quelque chose que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. J’ai eu la chance d’avoir des résultats sportifs qui nous ont procuré des émotions extraordinaires. En plus, représenter son pays c’est toujours valorisant. C’est positif pour l’estime de soi. Adolescente, je n’avais pas beaucoup confiance en moi. Cela aide à se dire que l’on vaut quelque chose, que l’on arrive à faire des choses en y prenant un plaisir de dingue. Chaque sélection que j’ai eue en équipe de France, cela a toujours été la fête pour moi.

En coupe du Monde vous terminez deux fois troisième, cela reste positif ou c’est une petite déception ?

J’ai vécu deux coupes du Monde vraiment différentes. En 2002 à Barcelone, cela faisait une saison que j’étais en équipe de France, j’étais encore une petite jeune de 22 ans. Il avait fallu que je gagne ma place, d’abord en faveur de la blessure d’une deuxième ligne, puis d’une troisième ligne. L’équipe de France arrivait sans statut à défendre. On travaillait mais c’était presque une colonie de vacances. On gagne un match super important face aux États-Unis (ndlr : 21-9) et on tombe en demi sur la Nouvelle-Zélande où on prend 40 points comme j’ai toujours pris face à elles (ndlr : 30-0). On gagne le match de la troisième place face au Canada (ndlr : 41-7) et c’était vraiment extraordinaire.

Quatre ans après en 2006, je faisais partie des cadres. On arrivait avec un statut différent. On avait fait deux Grands Chelems mais la saison de la coupe du Monde on s’enlise un peu dans le Tournoi des 6 Nations. L’ambiance était plus tendue. Le groupe, qui avait connu son apogée un peu trop tôt, était un peu à bout de souffle. On venait avec des ambitions plus importantes et au final on termine troisième. Actuellement, l’équipe de France a réussi à réduire l’écart avec l’Angleterre et la Nouvelle Zélande mais à l’époque on était à notre place. J’espère que le travail va payer et que la fédération va avoir une politique volontariste avec les féminines pour nous permettre de rattraper ces nations qui sont historiquement devant.

Qu’est-ce qui a changé dans le rugby féminin durant votre carrière ?

Pour moi, mis à part le plaisir, tout a changé. Le fil conducteur, cela a toujours été le plaisir. Je me suis toujours éclatée. Je pense qu’actuellement toutes les filles qui jouent au rugby le font pour le plaisir et pas autre chose. Ce que j’ai connu à 18 ans à Bourg-en-Bresse cela n’a rien à voir avec ce que je vis actuellement à Montpellier. C’est complètement différent. J’ai un évènement que je lie à cette évolution. À la fin d’une saison très compliquée, où l’on sort malgré tout championnes de France, on nous réunit pour nous annoncer que le club avait décidé de donner une indemnité financière à un groupe de 30 joueuses. Ce n’est pas une rémunération complète, et loin de là, mais c’est quelque chose qui nous permet de mettre du beurre dans les épinards. À la fin de la réunion, j’ai pris la parole pour dire que j’avais l’impression de vivre l’histoire de mon sport. Pendant des années j’avais vécu dans l’amateurisme le plus complet. Même quand l’équipe de France nous demandait de nous entraîner plus, on le faisait mais la bascule n’avait pas forcément été opérée. Pour moi, c’est cette décision du club de Montpellier d’être derrière ses féminines, de garder une équipe féminine de haut niveau et de lui donner les moyens de s’entraîner qui change tout. Quand on a un club qui a des ambitions et un staff qui a des compétences, on passe dans un autre monde.

Clotilde Flaugère : « Chaque sélection que j’ai eue en équipe de France, cela a toujours été la fête pour moi » © Mario Sinistaj

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes filles qui débutent le rugby ?

Déjà de s’amuser, ne pas perdre de vue qu’il faut le faire pour le plaisir. Tout le monde n’est pas intéressé par le haut niveau et c’est totalement respectable car je trouve ça chouette que des filles prennent l’air le dimanche en tâtant un peu du ballon et qui se retrouvent le soir pour faire la fête. Mais si ces filles sont intéressées par le haut niveau, il faut travailler techniquement et physiquement. Le rugby féminin est en pleine explosion et on y arrive que par le travail maintenant.

Est-ce que vous avez aussi des conseils à donner à leurs parents qui pourraient avoir peur que leur fille joue au rugby ?

Ma mère n’était pas forcément contente non plus. Elle avait peur que l’on me casse. Elle s’est vite rendue compte que c’est moi qui cassais les autres (rires). Je donnerai un conseil d’ordre général : laissez vos enfants vivre leur vie. Si c’est au rugby qu’ils trouvent du plaisir, il faut avoir suffisamment d’ouverture d’esprit. C’est normal d’avoir un peu peur pour sa fille mais il faut la laisser y aller, qu’elle fasse ses armes, sa propre expérience et elle verra bien si c’est le sport qui lui convient.

De plus en plus, les joueuses de rugby essaient aussi de changer l’image que l’on peut avoir. On est des femmes. On n’est pas des femmes déguisées en hommes. On assume complètement notre féminité en dehors du terrain et, sur le terrain, on a aussi une façon de jouer qui nous est propre. Même si on n’associe pas forcément féminité et rugby, ce n’est pas antinomique. C’est hyper important que cette image là évolue. Quand on voit des filles comme Safi N’Diaye. C’est une fierté de dire que c’est une fille d’1m90, une joueuse de rugby hors norme et une femme superbe. Ce n’est pas incompatible. J’espère que l’on n’aura plus à convaincre des parents de laisser leur fille jouer au rugby. C’est un sport comme un autre dans lequel on peut s’éclater quand on a des prédispositions pour le combat. J’ai toujours dit que je n’étais pas sportive. Je suis rugbywoman. Je n’aurais jamais fait un autre sport que le rugby. C’est ce sport qui correspondait à mes qualités. J’ai toujours été rondelette. Au rugby, j’ai pu m’exprimer et cela a changé ma vie. Cela m’a permis de prendre confiance en moi. Pour une fois, tout ce qui me complexait devenait une qualité, une force.

Avec votre expérience et tout ce que vous avez pu voir, pensez-vous que l’on est sorti du stéréotype rugby = sport d’hommes ?

Sincèrement, je pense qu’il y a de plus en plus de gens qui sont hyper positifs par rapport au rugby féminin. Souvent ceux qui en parlaient ou avaient des a priori, n’avaient jamais vu de matchs et de joueuses de rugby. Alors que maintenant, il y a une plus grande visibilité, qui est positive en plus, car on voit des belles filles et de beaux matchs. Pour les gens qui nous suivent je pense qu’ils trouvent une ambiance complètement différente que l’on ne peut pas retrouver avec les garçons qui sont beaucoup moins accessibles. Nous, vous venez au stade Sabathé le dimanche, après le match on vient vous embrasser, on débriefe la rencontre… il y a une plus grande proximité. Il y a beaucoup moins d’éléments de perversion. L’argent, les médias… cela a forcément un impact sur le milieu professionnel, notamment masculin, et quelque soit le sport. Bien sûr chez les féminines, on aimerait qu’il y ait un peu plus d’argent, de professionnalisme. Je rêve ne serait-ce que d’avoir un mi-temps au boulot mais malgré tout on ne peut pas nier que cela crée une ambiance différente. Sans rester dans de vieux schémas, il faut que le sport évolue mais il faut essayer de le faire sans perdre de vue ce qui fait notre spécificité et notre attrait.

Clotilde Flaugère : « J’ai toujours dit que je n’étais pas sportive. Je suis rugbywoman. Je n’aurais jamais fait un autre sport que le rugby » © Mario Sinistaj

Quelles sont les joueuses qui vous ont marquée durant votre carrière ?

J’ai du mal à retenir mes adversaires, je ne reconnais jamais les filles après à la réception (rires). En équipe de France, il y a des filles avec qui j’ai gardé des amitiés extraordinaires comme Danièle Irazu et Maylis Bonnin. En club également avec Sandrine Legros. Quand elle était là, personne n’avait besoin de jouer pilier, elle assurait le poste avec brio et détermination. Safi N’Diaye ou Gaëlle Mignot sont des filles qui ne peuvent qu’être des modèles dans la vie. On n’est pas toujours sur la même longueur d’onde mais on ne peut pas leur enlever que ce sont des filles que l’on suivrait jusqu’au bout du monde. Aujourd’hui, Caroline Boujard qui est une petite jeune toute délurée. Mes enfants sont fans d’elle. Il n’y a pas longtemps mon fils me demandait combien de temps j’allais jouer ? Je lui ai dit que tant que je faisais partie des meilleures je jouerai. Il m’a répondu que Caroline était vachement meilleure que moi (rires). Je pense aussi à Cyrielle Banet, qui n’a pas encore émergé mais qui va le faire, c’est obligé. On l’a vue arriver au club à 18 ans, elle avait peur de tout. Maintenant c’est une machine de guerre. J’ai vraiment la chance de jouer avec des filles extraordinaires et c’est la force de Montpellier d’avoir autant de personnalités qui émergent et créent un groupe.

Vous avez des regrets dans votre carrière ?

J’en ai quelques-uns. Cette coupe du Monde en 2006 m’a laissé un goût amer. En plus derrière j’ai raccroché les crampons au niveau international pendant deux ans et cela a été quelque chose d’extrêmement difficile à digérer. Après, j’ai eu la chance d’être rappelée et de faire une saison en équipe de France qui m’a, je pense, permis d’exorciser des choses qui me restaient sur le cœur. Des regrets, j’en ai forcément quelques-uns mais j’ai beaucoup plus de satisfactions. Ma carrière au rugby me donnera de la force jusqu’à la fin de ma vie. J’ai vécu des choses qui me donneraient de la force pour mille ans si j’en avais besoin.

Pour terminer, jusqu’où irez-vous en tant que joueuse ? Et qu’envisagez-vous pour la suite ?

Je ne sais pas. Je prends vraiment les saisons les unes après les autres. En tant que joueuse, j’irai jusqu’où mon corps et mon plaisir me porteront. Donc le plus longtemps possible j’espère. Par contre ce qu’il y a de sûr c’est qu’après le terrain ce ne sera pas comme entraîneur. Ce sera plutôt dans l’administratif, les bureaux, l’organisation… J’ai connu pas mal d’entraîneurs, quelques-uns de bons et très bons. J’en ai connu beaucoup plus de mauvais. Pour avoir connu les entraîneurs qui m’ont faite rêver parce qu’ils ont toujours un train d’avance, je ne me sens pas du tout les capacités de mettre en place des projets pareils. Par contre, je suis toujours autant émerveillée quand on me propose un projet de jeu, le mettre en place, le faire évoluer… pour ça je suis un parfait petit soldat.

Je sens que vous aurez du mal à raccrocher les crampons.

(rires) C’est possible. On ne sait pas de quoi l’avenir sera fait. Cela peut arriver plus vite que je ne le pense. Je prends du plaisir tant que je peux en prendre.

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