Incendie de Pinet : à cause d’une cigarette mal éteinte dans un lit

INFO MÉTROPOLITAIN. Les premières constatations matérielles et scientifiques des techniciens de la gendarmerie de l’Hérault démontreraient, ce mardi matin, qu’une cigarette mal éteinte et qui s’est consumée, avant de mettre le feu, dans la chambre d’une pensionnaire au deuxième étage de l’EHPAD des Floréales, sur le chemin de Florensac, dans la commune de Pinet est à l’origine de l’incendie.

Deux hypothèses : soit, la cigarette est tombée dans ses draps, soit, ce sont des cendres qui ont provoqué l’incendie.

Dès l’odeur de brûlé et l’apparition de fumées, vers 22h, une aide-soignante de garde de nuit a donné l’alerte au 18, avant de grimper au deuxième et dernier étage pour évacuer les pensionnaires, dont celle dont la chambre était complètement embrasée.

Point de rassemblement

Quand les premiers sapeurs-pompiers du Sdis 34 sont arrivés sur place, ceux de la caserne de Florensac, deux d’entre-eux se sont portés au secours de l’aide-soignante qui était bloquée dans les étages, envahis par les fumées toxiques. Les renforts rapidement sur place -Agde, Mèze, Loupian, Béziers, Saint-Thibéry, Pézenas, Montagnac et Bessan, soit 50 hommes et femmes, à bord de 16 véhicules- ont pu regrouper les évacués dans un point de rassemblement dans le réfectoire de l’aile mitoyenne.

17 pensionnaires, des personnes âgées, dont ceux isolés dans une aile spécialisée accueillant des malades d’Alzheimer ont été évacués dans ce point de rassemblement, neuf ont été légèrement intoxiqués, huit malades et l’aide-soignante ayant inhalé beaucoup de fumées.

Cinq ont été transportés sur les hôpitaux de Béziers et de Sète pour des examens. Ils devraient sortir des urgences ce matin.

Huit relogements

Huit pensionnaires de ce bâtiment de deux étages, dont les chambres ont été endommagées par le dégagement des fumées toxiques ont été pris en charge par des ambulances privées et relogés provisoirement dans d’autres maisons de retraite du département.

Les sapeurs-pompiers ont été efficaces, en limitant la propagation des flammes aux autres chambres du second étage certes, mais également à celles du premier, grâce à un engagement rapide et massif. Le colonel Éric Florès, le directeur du Sdis de l’Hérault a dirigé les opérations, jusqu’au départ des « soldats du feu » en milieu de nuit, une fois leur mission accomplie.

Grève dans des EHPAD

Cet incendie dans la maison de retraite des Floréales inaugurée en 2015 survient le jour où un important mouvement de grève paralyse les EHPAD en France. Les salariés de nombreux établissements de ce type dénoncent une surcharge de travail et un manque cruel d’effectifs, notamment la nuit, pour assurer le suivi normal et assurer la sécurité des pensionnaires.

Des actions ont d’ailleurs lieu ce mardi dans des EHPAD de l’Hérault et du Gard.

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