Pétition à Montpellier : 176 bus par jour dans le quartier Pitot !

“Nous vivons un véritable enfer au quotidien depuis plus d’un mois dans le quartier, à cause du détournement de l’itinéraire habituel des bus de la TaM”, résume, en colère un des habitants du quartier Pitot, à Montpellier. Il fait partie de la majorité des riverains qui ont signé la pétition, qui va être adressée à la TaM 3M.

“Ce changement de trajet des bus a été décidé sans aucune concertation, nous avons découvert les premiers bus brutalement, un matin”, témoigne un habitant de ce quartier situé le long des Jardins du Peyrou, entre les Arceaux et le faubourg Saint-Jaumes.

Depuis le 22 décembre dernier, les signataires de la pétition comptent les bus : 176 par jour, 88 de la ligne 6 et autant de la ligne 7, soit, après un rapide calcul, pas moins de 1056 bus chaque semaine. “Merci Papa Noël pour ton cadeau empoisonné”, s’emporte un retraité.

Places de stationnement supprimées

Dans la pétition que Métropolitain s’est procurée, les signataires dénoncent la situation générée par le passage réguliers des bus, en dehors de nuisances sonores, les embouteillages et le danger pour les piétons : des places de stationnement ont été supprimées, “notamment pour permettre aux bus de tourner dans un coin formé par la place du Carré du Roi et de la rue Richer de Belleval. Même les chauffeurs de la TaM fulminent depuis qu’ils sont obligés de passer par les rues du Carré du Roi, la place du même nom et la rue Richer de Belleval. Ils ne décolèrent pas. Ils nous le font savoir tous les jours”, assure un riverain, qui craint pour ses enfants, “quand, à pied, ils se rendent en fin d’après-midi à leur séance de natation à la piscine Pitot”.

Des blocs en béton ont ainsi été installés en lieu et place de places de stationnement, place du Carré du Roi, pour permettre aux bus de s’engager, sans percuter des voitures garées.

Étudiants et écoliers

Les petites rues du quartier Pitot, jusqu’à présent tranquilles et sécurisées sont devenus dangereuses depuis plus d’un mois, notamment pour les jeunes qui se déplacent, avec des espaces piétonniers réduits. Autour de la place du Carré du Roi, l’école Diderot accueille des centaines d’étudiants. Et des centaines d’enfants fréquentent les écoles Sainte-Thérèse et Berthe Morisot.

“Il n’y a pas eu d’accident, touchons du bois, mais, la situation est préoccupante. Il y a urgence à trouver un autre itinéraire pour ces 1056 bus par semaine, dans des rues étroites, inadaptées à la circulation de bus, c’est incontestable”, relève un des responsables de cette pétition.

Travaux de voirie ou pavés glissants ?

Selon nos informations, ce sont des travaux de voirie réalisés en amont du parcours habituel qu’empruntaient les bus, du côté du boulevard Henri IV, dans le prolongement de la rue du faubourg Saint-Jaumes qui expliqueraient leur détournement. Est-il temporaire ou définitif ?  Y a-t-il une autre raison, liée notamment aux pavés rendus glissants par la pluie dans la descente longeant l’entrée principale des Jardins du Peyrou face à l’arc de triomphe ?

“Les bus dérapent en temps de pluie et les chauffeurs de la Tam 3M ont demandé de changer d’itinéraire, lors des intempéries, explique un riverain de Pitot, mais, pourquoi tous les bus sont-ils détournés de ce tronçon dangereux quand il ne pleut pas ?”.

Pour l’heure, impossible de répondre à ces questions. Sollicitée depuis une semaine, la direction de la TaM 3M sur ce détournement imposé aux riverains du quartier Pitot sans aucune concertation n’avait toujours pas répondu ce lundi. La tension est vive : samedi soir, un conducteur s’en est violemment pris à un chauffeur de bus. Ils en sont même venus aux mains.

Un des bus des lignes 6 et 7 arrive place du Carré du Roi. Photo Métropolitain.

3 Comments

  1. Ah ben la tendance sera à plus de bus en ville puisqu’on nous pousse à abandonner la voiture. Donc tôt ou tard cela va devenir une situation normale. “Inadaptées à la circulation de bus” : exactement, d’où la suppression des places de stationnement, et peut-être bientôt d’immeubles… Voilà un nouveau cas concret de la politique anti-voitures. Elle s’attaque aussi aux riverains citadins et pas qu’aux villageois de passage… Combien de commentaires ai-je lu qu’on n’avait pas besoin de voitures quand on habite en ville. Et probablement beaucoup ont signé la pétition.

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