Montpellier : Airbnb va reverser 193’000€ à la Ville

D’après une information de nos confrères du Parisien, pour la deuxième année consécutive, le site de location de logements de courte durée entre particuliers  Airbnb va contribuer au budget des communes en collectant directement cette taxe.

Paris arrive en tête avec près de 7M€, Montpellier va empocher 193’000€, une somme beaucoup moins importante toutefois, par rapport à d’autres villes, comme Nice -863’000€-, Lyon -643’000€-, Bordeaux -661’000€- ou encore Cannes, avec 342’000€. Au printemps prochain, la collecte automatique sur la plate-forme sera généralisée à 15’000 communes en France.

« Du beurre dans les épinards »

Alors que les communes font face à une baisse des aides de l’État, comme le précise nos confrères, « ces recettes mettront du beurre dans les épinards de certaines communes ».

Souvent pointé du doigt par les hôteliers, la plateforme Airbnb réalise un bon coup de communication, en se prévalant d’être « la première plate-forme de location meublée touristique à contribuer aussi massivement aux finances des collectivités locales ».

La plateforme Airbnb reverse ces fonds au titre de la taxe de séjour annuelle.

1 Comment

  1. Airbnb sous son bon jour, c’est une plateforme qui se veut citoyenne et annonce collecter la taxe de séjour. Airbnb se dresse de blanc immaculé pour reverser avec force communication des millions d’euros aux collectivités locales. Rendez-vous compte : 13.5 millions d’euros au titre de 2017 ! Mais derrière cette communication se cache une toute autre réalité. D’abord, ces millions d’euros dont Airbnb se gausse ne sont pas payés par la plateforme, Ceux qui paient ce sont les touristes. Airbnb se contente simplement de collecter la taxe de séjour, la nuance a son importance.

    Airbnb ne respecte pas son engagement. Pour respecter la fiscalité française Airbnb devrait collecter la taxe de séjour pour tous les meublés loués sur sa plateforme et ce sur tout le territoire là où une taxe de séjour a été instaurée. Ce n’est pas le cas. En 2017, seulement 50 villes ont pu bénéficier du dispositif de collecte Airbnb. Pour les autres communes, c’est « circulez, y’a rien à voir ! ». Mais cela va changer car la Loi fait désormais obligation pour cette plateforme et toutes les autres qui interviennent en intermédiaire financier de collecter systématiquement la taxe de séjour. Mais ce n’est pas tout. Airbnb ne respecte pas les barèmes de la taxe de séjour. Airbnb fixe et impose ses tarifs ! Comme si chacun d’entre nous pouvait choisir le montant de la taxe qu’il doit collecter.
    A titre d’exemple, Airbnb collecte 1 euro pour deux touristes dans un appartement à Paris (au lieu de 1.76 euros) ou à Montpellier (au lieu de 1.40 euros) et…ne collecte rien du tout pour un seul client dans chacune de ces deux villes. C’est un vrai scandale !

    Enfin, Airbnb s’abstient de rendre des comptes aux communes dans lesquelles elle collecte la taxe de séjour. Pour reprendre mes exemples à Paris ou à Montpellier les demandes de justificatif ou même simplement d’explication quant aux montants reversés restent sans réponse de la part d’Airbnb. Avec Airbnb c’est « prends l’oseille et tais toi! ». Ce manque de transparence n’est pas acceptable et cette plateforme doit revoir ses méthodes si elle veut être un acteur respecté de notre tourisme. Aujourd’hui, l’image d’une société ne se mesure pas à sa communication mais à son respect du droit car de tels manquements ne sont pas sans vicier la concurrence avec les autres acteurs de l’hébergement. Je pense aux résidences de tourisme, aux campings et bien évidemment à nos hôtels.

    Philippe Etourneau
    Vice-Président GNI-Synhorcat Occitanie
    Hôtelier à Montpellier

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