Autoroutes : les tarifs des péages augmentent

Les tarifs des péages vont augmenter ce 1er février, avec une hausse comprise entre 1 et 2% sur le réseau principal, et entre 3 et 4% sur le réseau secondaire.

Selon une enquête de 60 Millions de consommateurs publiée à l’été 2017, les prix au péage de 28 grands tronçons autoroutiers sur les 29 plus importants de France, ont augmenté de 5,3% en six ans. Un chiffre nettement supérieur à celui de l’inflation. Sur l’A65 entre Langon et Pau, le tarif a même subi une augmentation record de 16,2%. C’est l’autoroute la plus chère de France.

À partir de ce jeudi 1er février, les prix vont donc de nouveau grimper, entre 1 et 2% sur les principaux réseaux -Vinci, Sanef et APRR-, augmentation qui sera de 3 à 4 % sur les réseaux secondaires. Ainsi, en une dizaine d’années, le prix des péages aura connu une hausse moyenne de près de 20%. Ces hausses s’expliquent d’une part par l’inflation et d’autre part par un effet de rattrapage suite au gel du prix des autoroutes décidé en 2015.

Un accord secret

En septembre, une enquête de France 2 avait dévoilé l’existence d’un accord secret signé en 2014 par le gouvernement -représenté notamment par le ministre de l’Économie de l’époque, un certain Emmanuel Macron- et les sociétés d’autoroute, offrant à celles-ci le droit d’augmenter leurs tarifs chaque année entre 2019 et 2023, en échange de ce fameux gel des tarifs en 2015. Sauf que de gel, il n’y en avait pas eu, du moins du point de vue des automobilistes, puisque les prix aux péages ont augmenté de 1,16% en 2016, comme 60 Millions de consommateurs l’a révélé.

57 chantiers

L’arrangement prévoyait en outre la modernisation du réseau autoroutier, les sociétés s’engageant à financer 3,2 milliards de travaux sur 10 ans. 57 chantiers sont ainsi programmés partout en France. En retour, les sociétés ont obtenu une stabilité fiscale, une clause pour allonger la durée des concessions et le droit de pratiquer des hausses de tarifs.

Au final, le montant de l’ardoise pour les usagers s’élèvera à 500 millions d’euros.

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