Montpellier : au sommet de l’Arbre Blanc

Seul rescapé avec la Folie Divine des douze Folies architecturales de Montpellier, initiées par la précédente municipalité et stoppées par Philippe Saurel, l’Arbre Blanc prend forme avec ses 190 balcons domptant le vide, signature indéniable du bâtiment imaginé par les architectes Sou Fujimoto, Nicolas Laisné et Manal Rachdi. Haut de 56 mètres, dans le rond-point de Richter, près des berges du Lez, l’immeuble accueillera 120 logements, tous déjà vendus, des bureaux, une galerie d’art, ainsi qu’un bar au sommet. Il devrait être livré à la fin 2019.

À l’occasion d’une visite de chantier organisée par les promoteurs de l’Arbre Blanc (Proméo, Evolis Promotion, Crédit Agricole Languedoc Immobilier et Opalia), Philippe Saurel a montré son admiration pour l’édifice, qui rentre dans sa définition de l’aménagement : « Il ne faut pas que l’architecture soit trop pornographique. Il ne faut pas seulement poser presque par infraction. Il faut qu’elle soit intégrée dans une réflexion. C’est ce qui différencie l’objet architectural à la réfection urbaine ».

Réaménager les abords de l’Arbre Blanc

Positionné entre le Lez et l’avenue du Pont Juvénal, le bâtiment domine le paysage au point de presque éclipser l’hôtel de Région. Contrairement à ses voisins situés à quelques centaines de mètres sur l’avenue Rayond Dugrand, il n »a pu bénéficier d’aménagements spécifiques à ses abords.

« On ne veut pas l’Arbre Blanc soit tout seul dans une forêt déjà planté. Il faut assumer autour de lui un certain nombre d’usages et de fonctionnements qui le mettront d’avantage en valeur. Il faut le coller à la ville » annonce Philippe Saurel qui énumère les points à revoir : « La place est trop petite. L’Arbre Blanc est trop prêt de la circulation. Les espaces de déambulation et l’espace public pour les piétons sont trop restreints. L’accès au pont est limité voir dangereux ».

Dans cette optique le rond-point sera modifié ainsi que « les deux programmes immobiliers qui se feront de part et d’autre de l’avenue de Vauguières au niveau du bar et de la boulangerie. Les programmes devront montrer des formes architecturales compatibles avec la présence de l’Arbre Blanc ». Et si le maire a les orientations en tête, c’est « aux architectes, aux urbanistes et aux artistes de les traiter et de les mettre en musique ».

4 Comments

  1. « Et si le maire à les orientations en tête, c’est « aux architectes, aux urbanistes et aux artistes de les traiter et de les mettre en musique ». »
    ….et ce sera à nous de payer. Et ce sera un scandale : l’argent public (nos impôts) doit servir à la collectivité et au bien de tous, et non à une poignée de personnes qui ont acheté un appartement dans un immeuble mal situé, mal conçu, « trop près du rond-point ».
    J’espère que ce rond-point qui a été rénové il y a peu de temps, et qui est bien aménagé, restera en l’état.
    C’était au promoteur de proposer un autre projet, moins près de la route, et aux autorités de ne pas accorder ce permis de construire !

    1. Pour moi le scandale c’est surtout la faute du « journaliste » :
      “Et si le maire à les orientations en tête… »
      Avoir à la troisième personne du singulier du présent de l’indicatif est « a » et non « à ».

  2. Les Maires depuis la décentralisation font ce qu’ils veulent où ils veulent, le foncier et le m² à Montpellier sont de plus en plus insupportables, obligeant beaucoup à partir, pour être remplacés par des blindés de la gauche caviar…

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