Test à la Grande-Motte : le radar piétons est dans les clous, mais…

Expérimenté pendant cinq mois à la Grande-Motte, le radar piétons a montré son utilité. Le gouvernement va généraliser ce dispositif préventif. Mais, il a un coût élevé : 30’000 € l’unité. Trop lourd à supporter pour le budget de nombreuses communes.

Le Premier ministre, Édouard Philippe vient d’annoncer la légalisation, cette année, du radar piétons dans les villes du territoire pour lutter contre l’insécurité routière.

Chaque année, en France, et les chiffres de 2016 le confirment, le nombre de piétons fauchés alors qu’ils traversent dans les passages protégés ne cesse d’augmenter : 559 décès, contre 468 en 2015, soit 19% de plus. Les victimes sont âgées de moins de 15 ans et de plus de 75 ans.

Récemment, à Béziers, une octogénaire et une nonagénaire sont mortes, violemment percutées sur des passages protégés. Les statistiques de l’année dernière ne sont pas encore dévoilées.

Cette mesure nationale du gouvernement tombe à pic : la commune de la Grande-Motte a expérimenté pendant cinq mois le radar piéton. Le dispositif a été enlevé la semaine dernière, juste avant cette annonce du Premier ministre. Et le test dans la station balnéaire de l’Hérault est concluant.

Vidéoverbalisation

La constatation sans interception par la vidéoverbalisation des infractions liées au non-respect de priorité aux passages pour piétons expérimentée avec succès à la Grande-Motte depuis août dernier a convaincu le comité interministériel de la sécurité routière, présidé par l’ancien ministre, Manuel Valls, d’adopter l’implantation de radars piétons.

Le premier mois, d’août à septembre derniers, quelque 900 infractions ont été relevées dans la rue du Port, une artère commerçante de la Grande-Motte, où étaient installées les caméras juchées à 4 mètres de haut, dominent les bandes blanches d’un passage protégé très fréquenté.

Lecture par la police municipale

Ce système mobile ne flashe pas les piétons qui traversent en dehors des clous, mais il permet de vérifier que les véhicules leur cèdent bien le passage, grâce un jeu de détection de mouvements complexes. Dès qu’un piéton s’engage, alors qu’une voiture est à l’approche, les caméras, couplées à deux lecteurs automatiques de plaques d’immatriculation, se déclenchent.

Les informations sont ensuite lues par un agent de la police municipale en poste au centre de supervision urbain, CSU, habilité à dresser le procès-verbal. Le refus de céder le passage est sanctionné par une amende de 135 € et entraîne le retrait de 4 points de permis. Pendant ces cinq mois de test, il n’y a pas eu de verbalisation. « Encore faut-il constater l’infraction, révèle Jean-Michel Weiss, le chef de la police municipale de La Grande-Motte, Or, nous ne pouvons pas mettre un agent devant chaque passage protégé. ».

30’000 € le radar piétons

De 900 infractions l’été dernier, le nombre de faits constatés a diminué, passant à 300 en moyenne jusqu’à la mi-janvier. Le feu vert donné par le gouvernement pour autoriser l’implantation de radars piétons sera t-il accompagné d’une aide financière ? Car, ce n’est pas donné : en effet, il en coûte 30’000 € aux maires pour s’équiper d’un tel dispositif préventif. Et à la Grande-Motte, les élus ont décidé d’attendre que la facture baisse pour le retour d’un radar piéton dans la cité des Pyramides.

  

3 Comments

  1. Comme le 80 km/h……Il nous faut des sous !!
    Comme le 80 km/h……Il nous faut des sous !! Des sous ! ! Des sous ! !Des sous !! Des sous !!

  2. Évidemment que ça a baissé les infractions, la population diminue de 3/4 l hiver par rapport à l été avec les touristes !!!
    C est bidon, le test était à faire à un endroit où la fréquentation est la même tte l année par les piétons comme pour les voitures.
    Ridicule ces chiffres…

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