Gard : ils ont voulu tuer une nonagénaire pour toucher l’héritage

Cinq membres d’une même famille ont été mis en examen à Nîmes, après la tentative d’assassinat à l’arme à feu d’une nonagénaire, grièvement blessée à son domicile de Saint-Siffret (Gard) en novembre dernier. Métropolitain avait évoqué à l’époque cette étrange affaire criminelle.

Un quinquagénaire, mari de la nièce seule héritière de la nonagénaire, a été mis en examen pour tentative d’assassinat, un crime pénal passible de la cour d’assises, tandis que la nièce, ses deux enfants, et un cousin mineur sont mis en examen pour non-dénonciation de crime et dissimulation de preuves, un délit passible du tribunal correctionnel, a précisé Eric Maurel, le procureur de la République de Nîmes, cité par nos confrères de 20 Minutes.

Condamnations pour abus de faiblesse

« La dame mise en examen est la nièce de la victime, une retraitée de 92 ans, c’est même sa seule héritière. La vieille dame avait l’habitude d’aider financièrement sa nièce. Mais un jour, elle a déposé plainte contre elle pour des « abus de faiblesse », deux au total qui vont aboutir à deux condamnations devant le tribunal correctionnel de Nîmes, l’année dernière, avec neuf mois de prison ferme.

Quand la nonagénaire est attaquée dans son lit en pleine nuit et qu’elle reçoit une décharge de fusil de chasse, l’enquête des gendarmes de la section de recherches de Nîmes excluent très vite une intrusion de rôdeur pour un cambriolage, d’autant que la magnifique propriété n’a pas été fouillée. Et qu’il n’y a pas eu d’effraction.

« L’hypothèse familiale »

« Dans ce contexte, l’hypothèse familiale a été très rapidement privilégiée. Rien n’a été volé dans la maison. Une porte a été retrouvée ouverte, mais il n’y avait aucune trace d’effraction », confirme le patron de la Section de Recherches de Nîmes, le lieutenant-Colonel François Devigny. Les investigations ont été discrètement diligentée pendant deux mois autour des membres de la famille de l’héritière, jusqu’à leur interpellation, la semaine dernière.

Le commanditaire de cette expédition nocturne, qui était destinée à assassiner la vieille dame, a avoué en garde à vue que son objectif était de toucher l’héritage…

Amputée d’une main

En milieu de la nuit du 6 au 7 novembre, la nonagénaire avait été surprise dans son sommeil. Un individu lui avait tiré dessus au fusil de chasse. Elle a été très grièvement blessée et hospitalisée au département anesthésie réanimation -DAR-, unité du D-Choc, au CHU à Montpellier, où elle a été amputée d’une main. Elle se trouve encore en soins intensifs.

Cette ancienne enseignante de philosophie à la retraite vivait seule dans une belle villa du village de Saint Siffret, près d’Uzès.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *