Document : deux policiers en flammes devant le commissariat central

C’est un document : sur une photo immortalisée lors des violents heurts entre les forces de l’ordre et 200 à 250 viticulteurs en colère, rassemblés mercredi sur le parvis de l’hôtel de police de Montpellier, on voit l’uniforme de deux policiers de la compagnie départementale d’intervention -CDI- de la Sécurité publique de l’Hérault, engagés pour rétablir le calme qui sont en feu.

Les deux policiers qui viennent de s’apercevoir que leurs vêtements sont en flammes se livrent à des contorsions pour tenter de les éteindre, aidés par des collègues proches, qui viennent de découvrir la scène. Ils tentent de retirer les uniformes, mais ce n’est pas chose facile, vu que les combinaisons épaisses sont collées à des sous-vêtements et coincées par leur ceinturon et tout les accessoires d’intervention et de protection qui vont avec, comme les armes à feu de service, les bombes lacrymogènes etc.

Finalement, le feu sera très vite maîtrisé, mais il a entraîné des brûlures, certes légères aux policiers qui ont été pris en charge par les sapeurs-pompiers et un médecin du Sdis 34. Deux policiers en état de choc, d’autant que, comme le procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret l’a révélé hier soir, « ces deux policiers ont été volontairement visés par des jets de produits inflammables destinés à mettre en péril leur intégrité physique, ce sont des gestes inacceptables dans un état de droit ».

Les effectifs de la CDI de l’Hérault étaient mobilisés pour rétablir l’ordre.

Soutien à sept gardés à vue

200 à 250 vignerons de l’Hérault et du Gard s’étaient rassemblés devant le commissariat central pour soutenir leurs sept collègues en garde à vue au Service régional de police judiciaire -SRPJ- de Montpellier, dans le cadre d’investigations sur 32 actions en 2016 et l’année dernière contre des sociétés de courtage en vin de l’Hérault, du Gard, de l’Aude et en Gironde.

Cinq viticulteurs seront jugés le 1er mars prochain devant le tribunal correctionnel de Montpellier pour association de malfaiteurs.

Le syndicat Alliance réagit

Après ces agressions volontaires sur les CRS, une enquête est diligentée pour identifier les vignerons coupables de ce qui peut déboucher sur des poursuites judiciaires pour tentative d’homicide volontaire par incendie.

Dans un communiqué, le syndicat régional d’Occitanie Alliance Police Nationale dénonce fermement ces agissements particulièrement gravissimes, qualifiés d’intolérables et révèle que d’autres fonctionnaires de police ont été blessés, lors de ces échauffourées sur la voie publique. Le syndicat Alliance Police Nationale demande que les auteurs de ces agressions soient rapidement identifiés et interpellés.

>> À LIRE : des viticulteurs seront jugés le 1er mars https://e-metropolitain.fr/2018/01/17/montpellier-viti…alais-de-justice/

6 Comments

    1. Et alors ça veut dire qu’on peut brûler des gens ? Je pense que ces gens là payent des impôts aussi.

  1. c marrant quand meme un gars poignarde son voisin et le tue et il est accusé d’homicide involontaire… Et là ils veulent accuser les responsable d’homicide volontaire….Cherchez pourquoi ….
    Attention je ne cautionne pas pour autant l’acte mais je trouve ça bizarre comment les lois sont appliqué selon la cible ou le criminel…..

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