Défunts inversés à Béziers : la famille fait toujours confiance à Pech Bleu

Ils s’appelaient tous les deux Petit, avec deux prénoms différents, Gilbert et Francis. Deux homonymies qui ont été à l’origine d’un regrettable cafouillage au centre funéraire de Pech Bleu, à Béziers, le week-end dernier, comme Métropolitain l’a expliqué, ici, mardi.

Stupeur des soeurs de Gilbert Petit, 86 ans, lors de la mise en bière : dans le cercueil, s’il était bien vêtu de ses vêtements, ce n’était pas leur père qui était allongé dans le capiton. La dépouille avait été inversée avec celle de l’autre Petit, Francis, dont la mise en bière avait lieu le même jour, au funérarium de l’agglomération de Béziers, amené à gérer plusieurs dizaines de cérémonies chaque semaine.

Prestations non facturées

L’affaire a fait grand bruit localement certes, mais également dans les médias nationaux, en raison de la proximité d’une journaliste d’une radio locale, qui a fait fuiter l’affaire, avec une des deux soeurs de Gilbert Petit. Le moment de stupeur passé, le corps de leur père ramené dans le bon cercueil, les obsèques ont pu se dérouler sans problème.

« L’hommage et la cérémonie ont pu avoir lieu « dans des conditions satisfaisantes », assure ce mercredi Manuel Sauveplane, le président directeur général  du Pech Bleu, par ailleurs, vice-président de l’Union française du pôle funéraire public, qui a présenté ses « plus plates excuses » à la famille.

« Première du genre »

Selon lui, « les deux soeurs du défunt continuent à faire confiance au Pech Bleu, puisqu’elles ont choisi le gravage de l’urne funéraire chez nous. Et les prestations qui n’ont pas été bien rendues ne seront pas facturées, bien sûr ».

Manuel Sauveplane évoque une erreur humaine rarissime, « la première du genre au Pech Bleu », liée à un problème de clayette : « sur les clayettes où sont entreposés les dépouilles, seul le nom de famille est mentionné, sans que le prénom n’y figure. Or, ce jour-là, pour les mises en bière, il existait deux défunts portant le même nom ».

Les agents funéraires qui avaient géré le décès de Gilbert Petit n’étaient pas ceux qui avaient pris en charge celui de Francis Petit.

Le funérarium de Pech Bleu à Béziers.

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