Voeux : Philippe Augé évoque les grands enjeux pour l’Université de Montpellier

2018 apparaît comme une année particulièrement riche pour l’Université de Montpellier qui continue de se structurer et de progresser. Obtention du label I-Site, premier appel à projet décroché dans le cadre des investissements d’Avenir, investissements du Plan Campus, inauguration de la nouvelle fac de médecin.

Les derniers classements internationaux tendent d’ailleurs à confirmer l’évolution de l’UM vers le concept « d’université d’excellence » symbolisé par le projet MUSE. Philippe Augé, président de l’UM, est revenu sur le bilan de l’année écoulée et a profité de ses vœux, mardi matin, pour rappeler les grandes priorités pour cette nouvelle année.

Un bon bilan 2017 et des défis majeurs à relever en 2018. À l’occasion de ses vœux, le président de l’Université de Montpellier, Philippe Augé, a balisé le terrain, en débutant (non sans humour) sur un constat  qui pourrait être… celui du temps qui passe : « En effet, l’UM n’est plus la plus jeune Université de France », annonce le président : « D’autres universités ont fusionné en 2017, comme nous auparavant.. De plus, nous ne sommes plus la 6ème université de France par la taille mais cela a peu d’importance : nous restons dans le top 10 national ».

2ème université mondiale pour l’écologie

Un top 10 que l’UM ne compte pas quitter. Au contraire. Après s’être installée durablement parmi les 10 plus grandes universités de France, Montpellier entend être reconnue comme l’une des meilleures. Comme quoi, ce n’est pas toujours la taille qui compte… Et sur le chemin de la reconnaissance, Philippe Augé estime avoir déjà bien avancé : « Au bon bilan de 2017, on peut citer les divers classements internationaux de l’UM désormais référencée dans le TOP 300 de Shanghai et considérée comme la 15ème université pour l’innovation en Europe ». Et le meilleur pour la fin : « Sans oublier notre 2ème place mondiale pour l’écologie qui sera, avec l’innovation et la recherche, les points forts de l’université ».

Des investissements majeurs pour Montpellier

Pour le président, 2017 est « une année riche en action et en initiatives », marquée par des grandes opérations immobilières avec, en tête de proue, l’inauguration de la nouvelle faculté de médecine, « financé à 100% par la Région et qui traduit, avec l’implication de l’Etat, du CHU et de la Métropole, une vraie intelligence collective » ; mais aussi la livraison du pôle Balard (chimie) et les grands projets menés dans le cadre du Plan Campus : la construction sur Triolet du Village des Sciences A qui doit être livré en 2020, avant de passer au Village 2.

Philippe Augé insiste au passage sur l’amélioration des équipements : « Nous achèverons bientôt le remplacement de 520 bornes Wi-Fi installées dans nos campus ».

Priorité aussi à la sécurisation des campus

2018 apportera aussi son lot de chantier avec la rénovation de bâtiments et de locaux universitaires (nouveau restaurant universitaire de 1500 m2 à Saint Priest, bâtiment 5 au Triolet, unité audio-prothèse de la fac de pharma, etc) : « Mais l’autre grand chantier, c’est aussi la poursuite de la sécurisation des campus qui est pour moi une priorité », rappelle Philippe Augé qui a signé le 13 décembre une convention avec la préfecture de l’Hérault, le procureur de la République et la direction départementale de la sécurité publique de l’Hérault, la DDSP 34 : « Nous allons améliorer les conditions de sécurité sur nos campus grâce à la mise en œuvre d’actions de prévention à destination des étudiants et des personnels ».

MUSE, un projet structurant pour l’UM

Philippe Augé insiste sur deux création majeures en 2017 qui, justement, permettent à l’université de préparer l’avenir : la création de la Fondation Montpellier Université Excellence, ou MUSE, et celle du Collège doctoral. « Pour cette fondation, il fallait des partenaires privés », précise le président qui a pu compter sur le soutien de 5 entreprises régionales : BRL, Horiba, BP du Sud, InVivo et MSD.

Concrètement, le projet porté par MUSE structure l’offre de l’UM en organisant l’université sur trois grands enjeux scientifiques et sociaux interdépendants :
-promouvoir une agriculture écologiquement innovante pour contribuer à la sécurité alimentaire et à la qualité environnementale ;
-encourager la transition vers une société gérant durablement ses ressources et son milieu ;
-améliorer la santé humaine dans les environnements changeants.
« Le projet MUSE continue d’évoluer, il s’affine et se structure », explique le président : « L’un des défis de 2018 consiste, à travers MUSE, à gagner nos galons d’université proposant des pôles d’excellence de réputation et de visibilité mondiale… Pour répondre aux appels d’offre dans le cadre des Projets d’Avenir initiés par l’Etat, nous devons profiter de ce début d’année pour nous organiser rapidement en 5 grands pôles de recherche :  Biologie-santé, chimie, sciences sociales, biodiversité écologie agronomie, et MIPS (mathématiques) ».

700 M€ en jeu pour les universités

Dans le cadre de MUSE, l’UM a déjà décroché son premier appel à projet de 6 M€ : « En 2018, pour décrocher de nouveaux appels à projets dans la recherche, nous devons amplifier MUSE en le colorant différemment avec notamment une ouverture sur les sciences sociales ». Mais MUSE ne concernera pas que la recherche : « Cet outil permettra également de répondre aux appels à projets pour la création d’enseignement innovants, la mobilité, le développement d’initiatives étudiantes, et les projet vers les entreprises ».

Pour préparer le terrain, l’université à constitué des groupes de travail, les KEYS, composés d’experts dans leurs domaines comme le numérique pour santé, la vigne et le vin, ou encore l’eau : « Nous nous sommes engagés à apporter des solutions sur de grandes problématiques sociétales. Ces experts nous aident à définir ce qu’il faut faire pour être plus visible sur ces grandes thématiques ». Pour MUSE, l’enjeu est considérable : le programme « grandes université de recherche » porté par l’Etat est doté de 700 M€. « Il est impensable que l’UM ne candidate pas à cela ! Nous sommes désormais organisés pour être compétitifs : cet objectif doit mobiliser la communauté universitaire en 2018 ».

Label I-site : grand oral en mars 2019

Pour Philippe Augé, outre les enjeux à relever pour MUSE, 2018 est aussi « l’année de la consolidation ». Pour mémoire, l’UM a décroché le 24 février 2017 le label national I-Site : « Nous l’avons obtenu sur 3 piliers : biologie-santé, agronomie et agriculture, biodiversté écologie et environnement », explique le président : « Mais ce label est donné pour 2 ans. En mars 2019, nous serons visités par le jury international du label pour voir si l’UM, dans les secteurs annoncés, a bien avancé dans ses projets ».

Pour le président, l’université sera prête et prouvera qu’elle porte bien des projets d’excellence dans ces domaines.

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