Montpellier : violents heurts entre CRS et viticulteurs en colère

Des groupes de 250 à 300 viticulteurs en colère venus de l’Hérault et du Gard bloquent ce mardi après-midi les lignes 3 et 4 du tramway de Montpellier, dans les secteurs de la place Carnot et de la gare SNCF Saint-Roch, après avoir quitté à pied et en cortège le parvis de l’hôtel de police, où ils sont rassemblés depuis hier, en soutien à neuf vignerons placés en garde à vue au Service régional de police judiciaire -SRPJ- de Montpellier.

Ils étaient six, lundi, ils sont neuf ce mardi à être entendus, dont des responsables syndicaux, pour des actes de vandalisme volontairement commis en mars 2017 dans les rayons de trois grandes surfaces de Nîmes et de Caissargues, où un stock important de bouteilles de vin espagnol avaient été brisées.

Une délégation chez le préfet

Lundi après-midi, en catimini, une délégation de vignerons gardois avait été reçue en préfecture de l’Hérault, pour demander à Pierre Pouëssel, le préfet, d’intervenir en haut lieu pour faire libérer les gardés à vue. Les viticulteurs n’ont pas obtenu gain de cause et leur colère a donc redoublé, avec cette manifestation en cours qui paralyse le trafic du tramway.

Lundi après-midi, une haie a par ailleurs été incendiée le long du commissariat central de Montpellier. Et des dommages ont été causés, semble t-il ce mardi, au même endroit. Une compagnie de CRS a été dépêchée sur place hier et se trouvait jusqu’ ce matin sur les lieux, discrètement en retrait, aux abords de l’hôtel de police.

Mais, les CRS sont intervenus en fin de matinée pour mettre fin à des débordements d’un groupe de viticulteurs. Des tirs de gaz lacrymogène ont eu lieu. Des vignerons ont été légèrement blessés. L’un d’eux a été brûlé au deuxième degré.

22 auditions

Les policiers du SRPJ continuent leur travail. Outre les auditions des neuf gardés à vue sur leur présence présumée dans les trois supermarchés, 22 autres vignerons ont été convoqués pour être entendus. Tous se succèdent dans les étages de la PJ montpelliéraine.

Selon nos informations, confirmées par une source proche de l’enquête, quelque trente dossiers de dégradations volontaires sont traités actuellement par les enquêteurs, tous visant des actions commandos de viticulteurs héraultais et gardois depuis ces derniers mois.

Le CRAV visé

Dans le collimateur des enquêteurs se trouvent le Comité régional d’action viticole, le CRAV qui a revendiqué de nombreuses dégradations importantes sur des biens en 2016 et en 2017.

La garde à vue devrait aller jusqu’au terme des 48 heures légales. Quelle décision sera prise par la magistrature montpelliéraine qui supervise les investigations ? Selon nos informations, des viticulteurs devraient être déférés au parquet de Montpellier ce mercredi.

1 Comment

  1. Selon nos informations, confirmées par une source proche de l’enquête, quelque trente dossiers de dégradations volontaires sont traités actuellement par les enquêteurs, tous visant des actions commandos de viticulteurs héraultais et gardois depuis ces derniers mois.

    La garde à vue devrait aller jusqu’au terme des 48 heures légales. Quelle décision sera prise par la magistrature nîmoise qui supervise les investigations ? On sera rapidement fixé.

    POUR LES GENS DU VOYAGE A PINVILLE C4EST LA MËME CHOSE??§§

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