Montpellier : six viticulteurs en garde à vue au SRPJ

Six viticulteurs de l’Hérault et du Gard, dont le président des vignerons du Gard, Xavier Fabre ont été interpellés à l’heure du laitier, ce lundi matin par les enquêteurs du Service régional de police judiciaire -SRPJ- à Montpellier et placés en garde à vue, dans le cadre de l’enquête ouverte sur les actions syndicales menées au printemps dernier dans des grandes surfaces.

Le 30 mars 2017 en effet, des rayons de vente des vins avaient été investis par des groupes de viticulteurs en colère. Les bouteilles de vins portant les étiquettes d’Espagne issus de la communauté européenne avaient été jetées au sol et volontairement brisées à Géant Casino et Carrefour à Nîmes, ainsi qu’à l’Intermarché de Caissargues.

Vidéosurveillance exploitée

Il n’y avait pas eu de violences. Les directeurs des supermarchés ayant déposé plainte, le procureur de la République de Nîmes a saisi le SRPJ de Montpellier. Les investigations se poursuivent activement. Les policiers de la PJ auraient identifié les membres des commandos grâce à l’exploitation de la vidéosurveillance des grandes surfaces. D’où les interpellations de ce matin.

À 12h30, quatre-vingt à cent vignerons héraultais et gardois étaient rassemblés sur le parvis de l’hôtel de police de Montpellier, en bas les locaux du SRPJ en signe de soutien aux collègues en garde à vue, mais aussi pour protester contre les interpellations. « Pourquoi ces arrestations à 6h devant femmes et enfants ? Nous avons toujours répondu aux convocations dans le passé », dénoncent des syndicalistes.

7 Comments

  1. Une honte, les agriculteurs sont les piliers de la France, ses colones de marbre. L’Etat devrait essayer de vite trouver une solution sans quoi elle risque de voir basculer ces gens vers des mesures plus extrêmes.

    1. Vous allez bien, vous auriez abusé du vin espagnol ?
      celui ci n’étant pas à consommer avec modération mais à ne pas consommer du tout, sinon, vous pourriez au moins vous relire.

  2. Peut être n’auraient ils pas dû casser les bouteilles, ils étaient à peu près sûrs de se retrouver devant les flics, et le magistrat sera comme il se doit, implacable avec le français de souche, et laxiste devant la racaille de Montpellier, car, je suis bien content de ne pas y vivre. Le problème est qu’il faudrait boycotter ces produits.

  3. Chers consommateurs, vous voulez soutenir nos viticulteurs : cassez une bouteille de vin dans le rayon à chaque fois que vous ferez vos courses dans ces supermarchés…

  4. Casser une bouteille dans les rayons ? Et lors des vendanges alors, on fait comment avec les milliers de travailleurs espagnols ou roumains que les viticulteurs recrutent au lieu de prendre des français ? Ah pardon, c’est normal dans ce sens…. eux ils ont le droits de vivre avec l’europe pour payer moins cher leurs mains d’oeuvre.

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