Montpellier : elles tabassent un témoin, deux ans de prison ferme

Trois Montpelliéraines âgées de 22 ans, 35 ans et 37 ans ont été condamnées mercredi soir à deux ans de prison ferme en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Montpellier et incarcérées dans la foulée dans des maisons d’arrêt pour femmes de la région.

Elles avaient été identifiées après un mois d’enquête sur le passage à tabac d’une conductrice et interpellées lundi à leur domicile respectif. En garde à vue au commissariat central, dans les locaux de la sûreté départementale de l’Hérault, elles ont nié les faits, mais ont été formellement reconnues par la victime.

Voiture bloquée et coups violents

Le 8 décembre dernier peu après 6h30, la voiture d’une Montpelliéraine était soudain bloquée dans une rue de la ville par un véhicule occupé par trois femmes. Elles lui ordonnaient de sortir de l’habitacle. Apeurée, pensant à des « pirates de la route », elle n’obtempérait pas et prenait la fuite.

Sa voiture était alors prise en chasse par le véhicule suspect qui parvenait à la coincer, un peu plus loin. Là, la conductrice était tirée hors de son véhicule et tabassée. Sous les coups violents portés par les trois femmes, elle avait le nez fracturé et divers hématomes.

Vengeance

À la sortie du CHU, la victime déposait plainte contre X à l’hôtel de police. Elle se disait étonnée de cette violente agression commise par trois inconnues. Son identité éveillait la curiosité d’un policier de la Sécurité publique à la sûreté départementale de l’Hérault, puisque cette dame avait été un témoin-clé dans une récente procédure judiciaire, justement traitée par ce service, concernant le démantèlement d’escrocs présumés spécialisés dans la vente de véhicules avec des compteurs trafiqués.

Cette piste était la bonne : l’épouse du cerveau présumé de cette escroquerie et ses deux soeurs ont été suspectées. Elles correspondaient au signalement des trois femmes et l’une d’elle est propriétaire d’une voiture de la même marque et de la couleur identique que celle utilisée le jour de l’agression. La victime a enfin, formellement reconnu les trois auteures de ces violences volontaires gratuites.

L’hypothèse d’une agression commise pour venger l’arrestation du membre de la famille, grâce à ce témoin important a été évoquée lors du procès.

3 Comments

  1. « L’hypothèse d’une agression commise pour venger l’arrestation du membre de la famille, grâce à ce témoin important a été évoquée lors du procès. »
    Voilà où en est réduit ce pays . Et ça ne fait que commencer …

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