Montpellier : la rénovation du Petit Bard se poursuit

Le quartier du Petit Bard poursuit sa transformation avec la démolition du bâtiment G8. L’immeuble sera grignoté avant que le même sort soit réservé aux bâtiments F, D5 et D6 d’ici le deuxième trimestre 2019. Débuté en 2005, ce projet de rénovation urbaine sur l’ensemble du quartier est assuré par la SERM pour le compte de la ville avec le soutien financier de l’État à travers l’ANRU.

Une enveloppe de 146 M €

Les acteurs du dossier venus donner le coup d’envoi de la démolition de la tour G8 n’ont pas caché leur enthousiasme. Il faut dire que l’opération est compliquée. « Hors Île de France, c’est le plus gros ensemble de copropriété privé traité en réhabilitation urbaine » explique Pierre Pouëssel, le préfet de l’Hérault, soulignant au passage « le travail efficace entre les différents intervenants pour assurer le relogement des personnes ».

Bénéficiant d’une enveloppe globale s’élevant à 146 M€, le projet de rénovation urbaine prévoit la destruction de 462 logements (74 % déjà détruits), la reconstruction de 247 logements sociaux sur site et 303 hors site.

Huit copropriétés ont été conservées et 390 logements ont été réhabilités. La construction d’environ 160 logements libres en accession destinés à des propriétaires occupants ou à des investisseurs est également prévue.

« Une opération de renaissance urbaine »

À gauche, le bâtiment F sera détruit d’ici le premier semestre 2019 © CN

 

Outre le logement, plusieurs opérations ont déjà été effectuées dans le quartier comme en 2016 la place publique où s’est installé un marché municipal ou encore le plateau sportif, le parc et ses aires de jeux. Les commerces situés au rez-de-chaussée de la résidence Apollinaire ont été restructurés. D’autres, ainsi que des locaux à vocation médicale, sont prévus autour de la place et le long de l’avenue du Petit Bard.

Situé à l’entrée du quartier quand on vient par l’avenue de Lodève, la destruction à venir du bâtiment F créera « une ouverture vers la ville nouvelle » explique Jean-Marc Ruggiero, adjoint au maire, délégué au quartier des Cévennes. Si cette « opération de renaissance urbaine » est essentielle pour « arriver à une véritable mixité sociale » Pierre Pouëssel rappelle qu’il souhaite avant tout, dans les quartiers populaires, « gagner la bataille de l’emploi, notamment auprès des jeunes ».

5 Comments

  1. oui que de gaspillage vu ce qu’ils en font de leur quartier … mixité non merci s’il s’agit de récupérer cette irresponsabilité sociale latente dans ces quartiers. ..

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