Incendie volontaire de Montpellier : le locataire déféré au parquet

Le locataire de la résidence du parc des Arceaux -qui ne se situe pas contrairement à ce que l’on pourrait croire dans le quartier des Arceaux !-, près de l’avenue Paul Rimbaud, entre les quartiers des Cévennes et du Petit Bard, à Montpellier, soupçonné d’avoir volontairement incendié son appartement, vendredi soir a été déféré au parquet de Montpellier ce dimanche à 14h. Il sera jugé lundi après-midi en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel. Lors de sa garde à vue, il n’a pu donner aucune explication sur son geste en répétant qu’il ne se souvenait plus de rien. C’est lui qui aurait saccagé son appartement avant d’y mettre le feu.

Âgé de 25 ans, de nationalité soudanaise, il a été interpellé par les policiers de permanence à la sûreté départementale de l’Hérault à sa sortie du CHU de Montpellier, où il avait admis hier soir, pour avoir inhalé beaucoup de fumées toxiques, jusqu’à l’arrivée des sapeurs-pompiers. Ces derniers venus de quatre casernes étaient une trentaine pour maîtriser ce violent incendie.

Dispute

Le feu a complètement détruit un appartement du 4ème étage, tandis que la chaleur du brasier et les fumées épaisses ont endommagé un logement du 5ème et dernier étage. Les pompiers du Sdis 34, sur place avec notamment deux grandes échelles automatiques pivotantes, ont réussi à protéger les autres appartements.

Tous les résidents ont été évacués par les policiers de la Sécurité publique. Ils ont constaté que l’appartement du jeune homme intoxiqué et choqué avait été saccagé. Des voisins ont indiqué avoir entendu une dispute, avant que l’incendie ne se déclare, en début de soirée.

Invités ou agresseurs ?

Ce samedi, une source proche de l’enquête confirme les informations publiées dès hier soir par Métropolitain, à savoir que le locataire n’était pas seul chez lui, au moment des faits. Des témoins parlent d’au moins trois personnes qui ont pris la fuite avant l’arrivée des pompiers et des policiers. Leur nombre exact n’est pas encore connu, seul le locataire pourra le fournir aux enquêteurs, pendant sa garde à vue.

Il s’agissait en fait des colocataires du jeune suspect qui, en le voyant piquer une crise, tout casser dans l’appartement et allumer un briquet pour mettre le feu ont préféré quitter les lieux.

Une mesure de rétention qui va permettre d’établir pourquoi le résident a incendié son appartement, car il serait établi d’ores et déjà que les personnes en fuite ne seraient pas les incendiaires. Qui étaient-ils ? Des invités ou des agresseurs venus régler un litige ? L’enquête ne fait que commencer.

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