Montpellier : réveillé « brutalement », l’ado de 14 ans boxe son éducateur

Un adolescent de 14 ans, placé dans le foyer de la Protection judiciaire de la jeunesse -PJJ- de l’avenue de Lodève, à Montpellier a boxé et blessé son éducateur, en fin de semaine dernière, lui reprochant de l’avoir réveillé brutalement à…9h30 !

L’enquête des policiers de la brigade des mineurs de la sûreté départementale de l’Hérault atteste que l’éducateur était venu à maintes reprises dans la chambre de l’adolescent, dès 7h30, pour le réveiller pour qu’il descendre prendre le petit déjeuner, au créneau horaire habituel fixé, comme les autres mineurs placés.

Tiré hors du lit

Après avoir traîné les pieds, l’adolescent, toujours dans son lit à 9h30 n’a pas supporté la énième relance de l’éducateur, le tirant hors du lit. Il a été malmené, puis roué de coups dans la chambre du mineur. Âgé de 39 ans, l’éducateur de la PJJ 34 a été transporté aux urgences du CHU Lapeyronie pour des examens de contrôle. Il a déposé plainte au commissariat central. Les policiers de la Sécurité publique ont procédé à l’interpellation de l’adolescent.

En garde à vue, le mineur a expliqué qu’il voulait faire la grasse matinée, qu’il n’avait pas supporté que son éducateur le tire du lit avec brutalité et qu’il avait répondu à ses violences…Il a été déféré au parquet des mineurs du tribunal de grande instance de Montpellier.

7 Comments

  1. Cà couterait cher de créer un centre de formation “cassage de cailloux” sur le Larzac avec lever à 05h30 du matin et très surveillé par les légionnaires du coin ?

    Ce jeune fatigué et protégé par les juges (*) a, me semble-t’il, plutôt besoin de ce genre d’éducateurs….

  2. Exactement !! Le l’arrache est bien trop désert une belle structure pour ce genre d individus incontrôlables serait l idéal

  3. A partir du moment où ce pays accepte qu’un regard dans le rue soit reconnu comme une violence, qu’un refus de donner une cigarette est une violence, qu’interpeller physiquement un délinquant qui prend la fuite est une violence (au lieu de dire « Monsieur veuillez venir s’il vous plaît et nous suivre jusqu’au commissariat », procédé qui marche du tonnerre paraît-il), ou enfin que contrôler des chômeurs, des allocataires ou des malades arrêtés est une violence, alors effectivement ce jeune a de quoi se défendre au tribunal. Et il sera sans doute capable de tuer pour pas grand chose de plus frustrant pour lui.

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