Mode : Nature is the new fashion

TENDANCES. En matière de prêt-à-porter, on ne vous apprend rien, la mode est au naturel. Sensibilisés aux modes éthiques et écologiques de fabrication, de plus en plus de consommateurs s’intéressent en effet à l’impact de leur achat sur la société et, plus largement, sur la planète. Et ils veulent que ça se voie. Exemple avec la « peau végétale » et le bambou.

Boom du tissu végétal

Même les géants comme Nike s’y mettent!

Surfant sur la tendance vegan, mais répondant aussi à une vraie demande émergente, marques et créateurs sont en train de démocratiser le « tissu vegan », c.à.d. une sortie de cuir, mais sans aucune provenance animale et donc, de provenance 100% végétale. On retrouve ainsi désormais de plus en plus d’accessoires : casquettes, chaussures, bracelets, montres… en liège. Fabriqué à partir de l’écorce de chênes liège, en majorité en provenance du Portugal, il offre au consommateur un double réconfort : aucune souffrance animale, et pas d’arbre abattu, puisque pour prélever la matière brute, on se contente de récolter l’écorce tous les 9 ans. Bonus pour la planète : cette action permet à l’arbre de libérer 30% d’oxygène en plus dans l’air que l’on respire. Le chêne liège vivra entre 200 et 500 ans, hérité générations après générations. Souplesse ultime, le cuir de liège permet les mêmes réalisations qu’un cuir : maroquinerie, confection… et offre donc l’embarras du choix quand il en vient à la création de nos bijoux.

La dernière tendance en termes de mode écologique, est assez surprenante. Des fabricants commencent à proposer des produits… à base de fruits ou de bactéries ! A base d’ananas ou d’invendus des marchés alimentaires… l’option rêvée pour les adeptes du véganisme existe à présent. Carrément futuriste, à Londres, on commence même à utiliser des bactéries et des levures pour produire des fibres de cellulose qui constituent alors une matière naturelle d’une grande qualité. La matière est encore employée à titre expérimental, mais peut peut-être incarner la tendance de demain.

Suzanne Lee, une chercheuse du Central Saint Martins College de Londres, a développé une technique innovante pour produire des fibres de cellulose à partir de bactéries et de levures. Le résultat : un matériau biodégradable et résistant, qui ouvre une voie pour rendre l’industrie de la mode plus durable.

Envoyez du bois

Moins expérimentaux, mais symboles du nouveau chic écolo, les montres et accessoires en bois rencontrent un succès grandissant. Textures, couleurs, alliages, détournements… Les options sont multiples et le résultat toujours surprenant. Avantage d’opter pour ce type d’accessoires : le bois se démocratise (ce qui vous épargne l’effet de surprise), mais fait encore figure d’exception dans nos placards. Plébiscité pour ses qualités de souplesse et de maniabilité, pour son faible coût et son aspect identique au bois une fois traité et travaillé, le bambou est d’ailleurs en train de s’imposer progressivement : branches de lunettes, boutons de manchette, pinces à cravate, montres, bracelets, bagues, colliers…

 

Des marques ont choisi de miser sur ce matériau naturel pour en faire l’argument mode des nouvelles silhouettes hommes ou femmes. Ainsi, le distributeur en ligne the-wood-stock.com décline désormais plusieurs marques et collections homme/femmes pour des coûts démocratiques, rendus possibles par une matière première récoltable à profusion. « Le bambou recycle une grande quantité de gaz carbonique et produit 35 % d’oxygène en plus qu’un autre arbre dans la même situation. Il pousse tout seul, sans engrais ni pesticide, est ultra résistant, pousse vite -jusqu’à un mètre par jour !- C’est donc une ressource renouvelable », précise le site bijouxchérie.com, qui plébiscite les accessoires en matières naturelles dans ses nouvelles collections.

Un argument choc, qui fera un effet choc !

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