Drame de Millas : la conductrice du car scolaire en garde à vue

DERNIÈRE MINUTE. La conductrice du car scolaire âgé de 48 ans a été placée en garde à vue par les gendarmes de la section de recherches de Montpellier ce mardi après-midi pour les délits présumés de homicides involontaires et blessures involontaires aggravés, dans le cadre de l’enquête sur le drame ferroviaire de la semaine dernière qui a fait six morts et 15 blessés, dont 5 très graves, à Millas, près de Perpignan.

Cette mesure a été décidée par le procureur de la République de Marseille sur la foi de la reconstitution en « temps réel », en 3D et avec un drone des circonstances de la collision entre le car et un TER à un passage à niveau doté de barrières et d’un système d’alerte annonçant l’arrivée imminente d’un train.

Dans le code de la route, c’est la couleur du feu clignotant qui est retenue en cas d’infraction et non le fait de savoir si les barrières étaient baissées ou non. Est-ce que le système fonctionnait ? En clair, le feu clignotait t-il au rouge ?

Le procureur « reste très prudent »

Le procureur de Marseille à la tête du pôle spécialisé dans les catastrophes a rappelé que la «cause exacte» de cet accident n’était pas encore «déterminée en l’état», et qu’il restait «très prudent, car il est impossible de «tirer des conclusions avant les résultats techniques complets». Il a cependant souligné qu’«en l’état de l’examen que nous avons pu faire, l’armoire électrique qui commandait les barrières ne présente pas de défectuosité. On relève sur le bas du bus, en dessous du phare sur l’avant droit, des traces que nous devons analyser pour savoir si elles proviennent des barrières».

Cette question de la position des barrières du passage à niveau est cruciale dans l’enquête. Les témoignages recueillis – plus d’une centaine – divergent. La conductrice du bus a déclaré à plusieurs reprises que les barrières étaient ouvertes. La SNCF a de son côté affirmé que le passage à niveau «fonctionnait normalement».

Obsèques jeudi

Les obsèques des six élèves du collège Christian Bourquin de Millas, tous domiciliés dans le village proche de Saint-Féliu-d’Avall seront célébrées jeudi matin.

Les funérailles se tiendront à 9h30 à la salle polyvalente de Saint-Féliu-d’Avall, Une chapelle ardente y sera installée dès ce mercredi pour permettre aux habitants de se recueillir devant les cercueils.

 

8 Comments

  1. On va faire porter le chapeau à cette conductrice , parce que les indemnisations pour la SNCF vont être lourdes .C’est une honte !!

  2. Ben voyons la ptite dame à vu les barrières fermées et elle a roulé quand même. …n importe quoi….elle est sûrement mère de famille mais elle a passé quand même des barrières fermées? ??on se fout de qui la???

  3. Honteux de l’accuser cette pauvre femme qui souffre assez.. la sncf doit reconnaitre qu’elle est coupable comme d’autres accidents mortels qui ont déjà eu lieu à cause de leurs barrières…

  4. De toutes façons ce n’est jamais la faute de la SNCF, ils ne veulent rien débourser, ils préfèrent engraisser les gros avec leurs dividendes, la vie des petits qui sont morts ou blessés, ils n’en n’ont rien à faire , c’est dégueulasse, mais c’est la société française qui veut ça , je suis dégouté de la France

  5. De toutes façons ce n’est jamais la faute de la SNCF, ils ne veulent rien débourser, ils préfèrent engraisser les gros avec leurs dividendes, la vie des petits qui sont morts ou blessés, ils n’en n’ont rien à faire , c’est dégueulasse, mais c’est la société française qui veut ça , je suis dégouté de la France

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