FOCUS. Sapeurs-pompiers de l’Hérault : du matériel flambant neuf

Le parc de véhicules des sapeurs-pompiers de l’Hérault s’étoffe avec un matériel flambant neuf, présenté ce lundi au conseil départemental de l’Hérault, sur le site d’Alco, en présence du préfet Pierre Pouëssel, de Kléber Mesquida, président du Département et du colonel Éric Florès, directeur du Sdis 34.

Deux nouvelles grandes échelles automatiques pivotantes sont destinées aux centres de secours principaux de Montpellier -Montaubérou,Millénaire- et d’Agde. Une belle dotation, puisque l’investissement de ces deux échelles approche 1 M€.

Quinze autres véhicules neufs seront exposés ce lundi, afin de découvrir les dernières innovations technologiques pour les services d’incendie et de secours du département de l’Hérault, dont des camions-citernes feux de forêt -CCF- de moyenne et grande capacité, dont des 15’000 litres sécurisés. Ces CCF vont remplacer ceux qui ont été réformés. Ils seront utiles pour lutter contre les feux de végétation, très nombreux cette saison.

Des engins mis à contribution, comme le véhicule de secours aux victimes -VSAV- numéro 1 sur les trois en caserne à Agde : cette ambulance est réformée après avoir parcouru en moyenne 100’000 km par an.

Un budget de 124 M€

« L’objectif, c’est d’être équipés à la hauteur des risques. Le Sdis 34 dispose d’un budget de 124 M€, un financement assuré par les contributions du Département, des intercommunalités et des communes. Le Sdis 34 veille 24h sur 24, toute l’année, sur la sécurité de la population du département, soit 1,2 millions d’habitants », relève le colonel Éric Florès, le grand chef des casqués de l’Hérault, qui sont 764 professionnels, 3 383 volontaires, 222 personnels administratifs et techniques, 134 médecins sapeurs-pompiers, 112 infirmiers et 4 pharmaciens, avec des unités spécialisées, en risque chimique et NRBC, dans les domaines du secours nautique, du sauvetage déblaiement, en montagne et en milieu périlleux, des commandos feux de forêt, des recherches de personnes par la cellule cynophile départementale.

71 casernes, 400’000 appels

Les 71 casernes -centres de secours principaux, centres de secours et centres de première intervention- sont regroupés au sein de deux groupements, Est et Ouest, scindés en onze compagnie. Un centre technique est installé sur le site départemental de Vailhauquès, à une dizaine de kilomètres de Montpellier, où se trouve la plateforme commune des appels d’urgence -18-15-112- pompiers-Samu 34, coeur de la gestion des interventions. Un véhicule des pompiers de l’Hérault sort chaque jour toutes les 6 minutes et 51 secondes…Les stationnaires de la plateforme reçoivent plus de 400’000 appels par an, en moyenne 400 à 500 l’été, 200 le reste de l’année.

L’année dernière, les pompiers ont assuré 71’578 sorties, dont 46’268 pour porter secours aux personnes -chutes, malaises, noyades, électrocutions etc.-, 2 855 pour des accidents de la circulation, 4 010 pour combattre des feux de végétation et 4 176 pour des incendies urbains : établissements publics, hangars, entrepôts etc., tandis que les sorties dites diverses ont atteint le nombre de 14’269 : ça va du pompage d’une cave inondée à la chasse au perroquet, en passant par une chute d’arbre, une antenne de télévision arrachée etc.

Plus de 80’000 interventions

Le colonel Éric Florès révèle que le record sera battu pour cette année, avec plus de 80’000 interventions, soit plus de 5% par rapport à 2016. La dotation de ce matériel neuf et sécurisé s’imposait, incontestablement. Le directeur du Sdis de l’Hérault fait un constat : des centres de secours et de première intervention dans les zones reculées, comme le Lodévois, les hauts-cantons de l’Hérault, le Minervois manquent cruellement de volontaires, tels les centres de Ceilhes-et-Rocozels, Alignan-du-Vent, Combes, Roquebrun, Cassagnoles, Félines-Minervois, Mons-la-Trivalle.

« Cette pénurie qui perdure devient inquiétante. Il faut recruter. Nous allons lancer une campagne vers des jeunes des communes rurales pour les sensibiliser et les convaincre à rejoindre les casernes isolées », souligne le colonel Éric Florès, dont l’objectif est de « faire connaître le Sdis 34 en interne et en externe ». D’où les nouvelles missions de communication confiées au lieutenant-colonel Jérôme Bonnafoux, à la tête d’une cellule avec notamment des photographes.

Site Web et réseaux sociaux

La communication opérationnelle est permanente, désormais, avec des informations diurnes et nocturnes envoyées aux médias du département via WhatsApp, quand une opération importante est en place, comme l’incendie cette nuit de la carrosserie-peinture Aldebert à Villeneuve-lès-Béziers. « Cette communication s’effectue sous l’autorité du corps préfectoral et du commandant des opérations de secours, le COS, généralement un officier », souligne le lieutenant-colonel Jérôme Bonnafoux.

Sur les réseaux sociaux, le Sdis 34 possède sa page Facebook et son compte Twitter, avec des alertes SMS et des Push très pratiques, notamment quand une route ou une autoroute sont coupées à cause d’un accident. Des moyens d’alerte encore plus performants sont à l’étude et vont être mis à la disposition de la presse. La cellule de communication du Sdis 34 est par ailleurs très active pour diffuser des messages de prévention, comme le danger des jets de mégots d’es voitures, l’été, en période d’extrême sécheresse ou de rappeler l’obligation de faire ramoner les cheminées, à l’approche de l’hiver pour éviter les feux d’habitations. Pas plus tard que dimanche soir, un feu de cheminée dans une maison de la route de Montpellier, sur la commune d Prades-le-Lez a endommagé 20 m2 de toiture.

Les « soldats du feu » de l’Hérault restent plus que jamais présents, comme le slogan de la campagne publicitaire le stipule depuis ces derniers mois. Un message diffusé sur Métropolitain.

Au fait, c’est la période de la traditionnelle tournée des calendriers, pensez à garder un billet, quand ils vont vous rendre visite.

Une grande échelle neuve bienvenue pour les pompiers du Sdis 34. Photo JMA. Métropolitain.
Les nouveaux CCF sont arrivés au Sdis de l’Hérault. Photo JMA. Métropolitain.
Un colonel tout neuf aussi, Éric Florès, directeur du Sdis 34, à droite. À gauche, le lieutenant-colonel Jérôme Bonnafoux, responsable de la cellule de communication. Photo JMA. Métropolitain.

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