Une première en Occitanie : la Région s’engage pour la viticulture

À Montpellier, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie -Pyrénées-Méditerranée- et de Sud de France Développement a signé une convention entre cette dernière les 4 inter-professions du secteur viticole régional (*). Il s’agit d’une première qui permettra d’accompagner le développement de la filière à l’export, un secteur qui doit régulièrement s’adapter pour répondre aux évolutions du marché mondial du vin.

Ce vendredi 15 décembre, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée et de Sud de France Développement, a signé sur les bords du Lez, à Montpellier, la convention entre le bras armé de la marque ombrelle régionale, Sud de France Développement, chargé de la promotion des produits régionaux à l’export, et les quatre inter-professions viticoles du territoire : le Conseil interprofessionnel des vins du Languedoc (CIVL), le Conseil interprofessionnel des vins du Roussillon (CIVR), l’Interprofession des Vins Pays d’Oc (InterOc) et l’Interprofession des Vins du Sud-Ouest (IVSO).

L’Occitanie, poids-lourd mondial

L’enjeu de cette convention est de taille : l’Occitanie, première région productrice de vin en France et première région viticole mondiale en vins d’appellation, entend bien le rester.

Actuellement, sur ses 273’000 hectares répartis sur trois bassins viticoles (Sud-Ouest, Languedoc-Roussillon et Rhône), le vignoble régional produit 15 millions d’hectolitres par an, dont un tiers est désormais exporté, offrant du coup à la région un autre podium : celui de première région exportatrice de vin français. Mais pour garder cette position dominante, il faut s’en donner les moyens, surtout face à la concurrence mondiale. Et se faire connaître. « D’où l’intérêt de cette convention », annonce Carole Delga : « Avec Sud de France Développement et les interprofessions, nous allons adopter une stratégie régionale de promotion de la viticulture ».

Unis pour la performance

« C’est un fait : malgré les résultats et les progrès réalisés, il ne faut pas s’endormir car rien n’est gravé dans le marbre », rappelle la présidente: « Le vin est un marché qui évolue, qui se transforme rapidement… Il faut savoir répondre aux nouvelles attentes des consommateurs et des marchés internationaux. Et pour être performant, nous avons fait ce constat : nous devons avancer unis, ce que permet justement de faire Sud de France ».

Par exemple, le vin bio : le vignoble bio occitan (10% du vignoble régional) est le plus étendu en France : « Cette production répond à une demande concrète des consommateurs. Nous allons favoriser le reconnaissance dans le monde de notre production régionale de vin bio »

10 M€ pour l’export

Carole Delga insiste sur les enjeux majeurs traités par Sud de France Développement pour la grande Occitanie : le développement de l’économie viticole et la promotion de ses vins en France et à l’international, l’export et le soutien aux entreprises et aux producteurs dans le cadre des programmes d’action collectifs : « Cette convention, qui a pour vocation de renforcer les partenariats, va faire progresser tout le secteur de la viticulture : chaque euros dépensés doit permettre de faire progresser nos vins à l’export », précise la présidente qui avance un chiffre : « Entre les investissements des interprofessions et celles de Sud de France Développement, plus de 10 M€ sont dépensés chaque année pour la promotion des vins régionaux et la conquête de parts de marchés. Désormais, cela se fera à grande échelle et de manière partagée et coordonnée pour optimiser ces investissements ».

Gravegeal : « Nous ouvrons un grand livre »

Le 6 décembre dernier, l’Interprofession des Vins Pays d’Oc (InterOc) a fêté ses 30 ans. Son président, Jacques Gravegeal, était aux côtés de Carole Delga pour la signature de cette convention avec Sud de France Développement : « Aujourd’hui, avec cette nouvelle convention, nous ouvrons un grand livre. Cette convention nous permettra notamment de porter le fer là où il faut être plus présent, plus fort. Il y a des données : le marché national faiblit, le marché international se maintient… Quels choix devons-nous faire ? Pour assurer notre avenir, nous devons avancer unis et Sud de France Développement nous permet justement de progresser ensemble et de faire bouger les choses. Un exemple : actuellement, le Chili et l’Australie ont des accès privilégiés sur le marché chinois, et pas la France. Une interprofession unie, c’est aussi un argument de poids pour rétablir l’équilibre et ne pas laisser d’autres pays en situation de force ».

(*) Étaient présents à la signature autour de Carole Delga : Jacques Gravegeal, Philippe Bourrier, Michel Carrere, Michel Defrance et Philippe Coste.

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