Montpellier : un épicier de nuit allait écouler 600 bouteilles d’alcool volées

Quelques 600 bouteilles d’alcool -exclusivement du whisky et de la vodka- d’une valeur de 9 600 euros, volées par ruse jeudi dernier -le 7 décembre- au préjudice de l’enseigne Promocash, dans le quartier de Tournezy, à Montpellier, ont été récupérées ce mercredi au domicile d’un épicier de nuit, à Montarnaud.

Ce stock, destiné à être mis en vente dans les rayons de ce commerce de l’épicier, dans le quartier de Celleneuve, à Montpellier a été découvert lors de la perquisition effectuée par les policiers de Sécurité publique de la brigade de lutte contre la délinquance astucieuse de la sûreté départementale de l’Hérault, dans la foulée de l’arrestation des voleurs présumés.

Le 7 décembre dernier vers 10h, trois « clients » présentant des cartes professionnelles de vendeurs ambulants ont effectué des achats dans la grande surface du réseau Promocash, qui vend en grande quantité des produits aux professionnels de la restauration et de la limonade notamment.

Ils se sont présentés aux caisses avec trois caddies remplis de bouteilles de whisky et de vodka, pour un montant total de 12’000 euros. Le système de règlement se déroule en deux étapes : des caissiers établissent une facture remise aux clients, qui la présentent juste après à un autre guichet pour effectuer le règlement.

Suspicion autour d’un chèque

Le premier utilisateur du caddie s’est avancé avec la facture au guichet et a présenté un chèque pour le paiement. Sauf que le caissier l’a trouvé de provenance suspecte, car il n’était pas au nom de l’acheteur, mais à celui d’une dame domiciliée à Béziers et dont il était incapable de fournir une pièce d’identité.

Il informait alors le caissier qu’il se rendait à sa voiture stationnée sur le parking pour revenir avec des espèces pour régler la note, en laissant le caddie. Celui-ci sortait de la grande surface pour grimper dans sa voiture, mais pour s’enfuir avec à bord ses deux complices, qui, profitant de la confusion au guichet à cause de l’incident du chèque, avaient réussi discrètement à sortir les deux caddies avec les 9 600 € de bouteilles d’alcool…

Il donne sa véritable identité !

En voyant le trio quitter les lieux, un des caissiers parvenait à relever le numéro de la plaque d’immatriculation, tandis que les policiers de la Sécurité publique étaient alertés. C’est la brigade de lutte contre la délinquance astucieuse qui était saisie de l’enquête, sur les agissements guère astucieux des voleurs et pour cause : d’abord, ils sont venus avec la voiture de l’un d’eux; ensuite, celui qui a présenté le chèque -appartenant à une Biterroise, dont le compte bancaire était clôturé depuis dix ans-, a donné sa véritable identité au caissier du guichet de règlement de la facture, en lui précisant qu’il détenait un compte-client au Promocash d’Avignon.

Certes, il a fourni une fausse adresse dans le Vaucluse, mais les policiers montpelliérains l’ont rapidement localisé grâce à son identité. Il était logé à Carpentras, où il a été arrêté mardi. Les deux complices qui l’accompagnait lors du détournement des 600 bouteilles d’alcool à Montpellier ont été interpellés à leur tour.

Un commanditaire

En garde à vue, les deux comparses de celui qui voulait payer les achats avec le chèque sont tombés des nues : ils ont assuré ignorer que les bouteilles d’alcool contenus dans les deux caddies et chargées dans le coffre du véhicule sur le parking de Promocash à Montpellier étaient volés, ce que l’enquête a confirmé. Ils ont été mis hors de cause.

Leur comparse, un forain de Carpentras âgé de 35 ans a avoué avoir agi pour un commanditaire, un épicier de nuit du quartier de Celleneuve, à Montpellier. Mercredi donc, les policiers de la sûreté départementale de l’Hérault ont débarqué à son domicile de Montarnaud, où ils ont retrouvé les 600 bouteilles de whisky et de vodka, que le commerçant âgé de 25 ans allait écouler pour les fêtes de fin d’année dans son épicerie de nuit qui a pignon sur rue à Montpellier.

Acquises gratuitement, elles auraient été vendues à la clientèle à 25€ en moyenne, un sacré bénéfice au final. Après la « descente » de police, le service des impôts et les douanes vont s’intéresser à la gestion de cette épicerie de nuit.

6 Comments

  1. Notre shérif Mr le maire a trouvé la solution pour celleneuve taxer les riverains ( stationnement payant ) et laisser perdurer les incivilités quotidiennes .

    1. Mais voyons , cela n’est pas pensable !! C’est une personne recommandable…. un commerçant travaillant la nuit !!!!

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