Béziers : visé par une enquête, le maire retire les affiches controversées

La maire de Béziers aurait-il déraillé ? Le maire proche du FN, Robert Ménard a fait retirer dès mardi soir les affiches pro-TGV, dont le caractère déplacé et violent à l’égard des femmes, a suscité un tollé. Au point de glisser sur le terrain judiciaire : le préfet de l’Hérault, Pierre Pouëssel a demandé au procureur de la République de Béziers d’ouvrir une enquête immédiate.

Le magistrat s’est exécuté. Il n’est pas certain que cette volte-face de Robert Ménard annule l’enquête préliminaire déclenchée par le procureur.

L’une de ces affiches montre une femme ligotée sur des rails, prête à se faire écraser par un train à vapeur en arrière-plan, assortie du commentaire en lettres capitales: « Avec le TGV, elle aurait moins souffert ».

Cette campagne aura fait réagir sur les réseaux sociaux, mais aussi de nombreux responsables politiques, jusque sur les bancs de l’Assemblée nationale. La secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les hommes et les femmes, Marlene Schiappa, a dénoncé « une campagne une fois de plus odieuse ».

Des affiches de Noël à la place

Il ne restait plus aucune affiche sur la LGV dans la ville de Béziers ce mercredi matin. Robert Ménard a préféré clore la polémique, précisant dans un communiqué que, « Il aura suffi de cinq affiches, à l’humour très Hara Kiri, pour qu’enfin, les médias et les pouvoirs publics regardent de notre côté et, nous l’espérons, entendent ce que nous avons à dire« , et d’ajouter « Depuis 30 ans, nous réclamons que le TGV arrive jusque chez nous. Depuis 30 ans, nous crions dans le désert ».

Ces affiches en faveur de la LGV qui ont déclenché une polémique pendant moins de 24h ont donc été retirées et remplacées par des sucettes municipales sur les fêtes de fin d’année.

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