Montpellier : ce qui va changer pour le stationnement au 1er janvier 2018

Après avoir présenté en mars dernier les modifications concernant le stationnement, la Ville de Montpellier a fait un dernier point étape avant leurs applications au 1er janvier 2018. Max Levita, Mylène Chardès et Lorraine Acquier, élus municipaux, ont apporté des précisions en rappelant que « l’objectif de la réforme est de redonner le pouvoir aux collectivités sur le stationnement afin de l’optimiser ». Si la municipalité définit la politique du stationnement dans ses grandes orientations, c’est la TAM qui sera chargée de sa gestion au quotidien.

Les zones

Trois zones de stationnement sont conservées dont la durée de stationnement, au regard des tarifications fixées, a été adaptée afin de favoriser les rotations et éviter les voitures ventouses.

– La zone jaune dite « zone de courte durée » : 2 h pour permettre 4 rotations par jour.
– La zone orange dite « zone de moyenne durée » : 4 h pour permettre 2 rotations par jour.
– LA zone verte dite « zone de longue durée » : 6h pour permettre 1 rotation par jour.

Auparavant, la ville était découpée en 37 secteurs de stationnement. Désormais, elle n’en comptera que 18 afin d’élargir les possibilités pour les automobilistes. Ces derniers pourront également avec leur carte de résident se garer en périphérie de leur secteur.

La zone globale de stationnement a été étendue afin de répondre à l’explosion démographique de Montpellier et prend en compte les nouveaux quartiers. Cité Mion, Arceaux – Figuerolles et Les Aubes – Pompignane passent du vert à l’orange. Cité Astruc – Clémentville et Beausoleil seront classés en zone verte. Tandis que Les Grisettes, Port Marianne et Celleneuve seront désormais classés en zone orange. Ces changements se feront progressivement d’ici le 15 mars 2018.

Les tarifs

Les élus l’assurent : « On ne veut pas matraquer nos concitoyens ». En complément de la grille tarifaire mise en place au 1er janvier 2018, un effort a été fait sur les abonnements afin de favoriser les résidents. Ils baissent d’autant plus s’ils sont couplés à un abonnement de transports en commun. Une attention a également été portée aux professionnels de santé, aux aides à domicile et aux artisans avec des tarifs dédiés.

Le contrôle

C’est à la TaM que revient l’exploitation et la gestion du stationnement payant. Et ce pour une durée de 7 ans. 26 agents assermentés assureront le contrôle et délivreront, non plus des PV mais des forfaits post-stationnement. Un avis sera déposé sur le pare-brise du véhicule et l’usager pourra réduire le montant s’il paye sous les quatre jours. En zone verte : 10 € au lieu de 17 € en zone verte et 17 € au lieu de 33 € en zone jaune et orange. « On a fait le choix que le contrôle ne soit pas pénalisant. On veut inciter les gens à payer mais pas à la décourager de venir » argumente Lorraine Acquier. Le forfait post-stationnement pourra être réglé par différents moyens. Dans un premier temps sur le site Internet de la TaM, via smartphone ou au guichet de l’agence TaM Voirie (Cité Mion), puis d’ici septembre 2018 directement à l’horodateur ou au guichet des Espaces Mobilité.

Le forfait post-stationnement pourra être contesté via un Recours Administratif Préalable Obligatoire (RAPO) dans un délai d’un mois suivant la réception de l’avis de paiement. Le service ayant établi le forfait post-stationnement aura à son tour un mois pour répondre et selon les cas : annuler le forfait post-stationnement, corriger son montant par l’envoi d’un forfait post-stationnement rectificatif ou rejeter la réclamation. Enfin, si le Recours Administratif Préalable Obligatoire est refusé, l’usager pourra saisir la Commission du contentieux du stationnement payant (CCSP) mise en place par la loi MAPTAM mais en s’étant préalablement acquitté du montant du forfait post-stationnement.

Horodateurs et services

Les 754 horodateurs seront remplacés d’ici septembre 2018 par 606 d’une nouvelle génération. Ce nombre a été diminué afin de réduire l’encombrement des trottoirs. Ils seront installés sur la voirie avec en complément des parkings vélos. Ces derniers sont présentés comme de véritables terminaux communicants et pourvus d’écran tactile. Ils offriront de nombreuses fonctionnalités en terme de paiement, d’information et de services.

Plusieurs innovations seront également mises en place au fur et à mesure pour apporter ou développer de nouveaux usages à travers un important bouquet de services. Car la municipalité compte bien, avec cette réforme du stationnement, mettre en avant son étiquette de Smart City. Reste maintenant aux automobilistes de prendre en compte ces nouveaux usages à adopter. Une pédagogie dans ce sens passera par une campagne de communication et la Ville et de la TaM dans les jours qui viennent.

Plus d’informations.

7 Comments

  1. Bonjour
    On pourrai donner le pouvoir à ces personnes assermentées de :
    VERBALISER les automobilistes dont les plaques minéralogiques sont « farçies »
    Une lettre illisible par ci par la

  2. Qu’advient t’il des résidents qui travaillent ? Avant je ne payais que le samedi étant au travail du lundi au vendredi de 9h à 18h. Je payais donc 2 euros X 42 semaines, soit un total de 84 euros par an. Aujourd’hui on m’explique que pour mon bien, je vais devoir payer 150 euros en plus du parking privé que je paye les reste de la semaine…..

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