Médias : 300’000 euros pour sauver La Marseillaise

Le quotidien régional La Marseillaise a obtenu du tribunal de commerce de Marseille un délai de six mois supplémentaires pour se redresser. Le journal qui est diffusé dans l’Hérault et le Gard bénéficie de l’aide d’un nouvel actionnaire, le groupe Media. Il a investi 300’000 € dans le titre, ce qui constitue une bonne nouvelle pour les salariés.

Le journal, créé pendant la Résistance, est en difficulté et le suspense est long pour les salariés. Proche du Pari communiste -PCF-, il a été fondé clandestinement pendant la Résistance, en 1943. La demande de prolongation exceptionnelle de la période d’observation du titre, en redressement judiciaire depuis un an avait reçu l’aval du procureur de la République de Marseille, lors de l’audience.

« Tout le monde a besoin de la Marseillaise, pour le pluralisme et la démocratie », relève Alain Hayot, PDG du quotidien régional.

87 salariés

La Marseillaise, c’est 87 salariés actuellement. Des journalistes ont été licenciés ces derniers mois, notamment dans les agences de l’Hérault et du Gard, où les effectifs sont réduits comme peau de chagrin pour couvrir l’actualité. L’arrivée du nouvel actionnaire, le groupe Media, spécialisé dans la communication des entreprises et des collectivités constitue une offre sous la forme d’une « bouffée d’oxygène budgétaire », selon l’avocat du journal, Michel Moatti.

Un « conseiller éditorial »

Un « conseiller éditorial », André Ciccodicola, en poste au journal municipal de Montreuil, en Seine-Saint-Denis, qui a contribué à relancer l’Humanité Dimanche a été recruté en « soutien de la rédaction » pour optimiser le journal », a révélé Me Moatti.
Représentant SNJ des salariés, le Montpelliérain Jean-Marie Dinh a appelé la direction à « continuer de travailler sur le financement du journal », qui a déjà réduit ses effectifs et doit « conserver son sens politique, ancré à gauche ».
Métropolitain apporte un soutien total à ceux qui se mobilisent pour sauver le titre et aux journalistes, parfois démoralisés,mais qui se battent à fond pour offrir des éditions de qualité. Une résistance payante ?
Annie Menras, responsable des rédactions de l’Hérault.

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