Hérault-Gard : moins d’accidents, mais plus de morts

Selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière -ONISR-, 281 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine le mois dernier, contre 258 en novembre 2016, soit une augmentation de la mortalité routière de 8,9%. En nombre, cela se traduit par 23 personnes de plus tuées, par rapport à novembre 2016.

Les trois autres indicateurs de l’accidentalité routière du mois dernier sont en baisse :

  • Les accidents corporels diminuent de 1,8% (5 109 en novembre 2017 contre 5 201 en novembre 2016, soit 92 accidents en moins) ;
  • Le nombre total de victimes, tuées ou blessées, sur les routes recule de 1,9% (6 657 en novembre 2017 contre 6 785 en novembre 2016, soit 128 victimes en moins) ;
  • Le nombre de personnes blessées hospitalisées plus de 24 heures baisse, quant à lui, de 6,1% (2 087 personnes ont dû être admises dans un établissement hospitalier le mois dernier, contre 2 223 en novembre 2016, soit 136 hospitalisations en moins).
  • Face aux conditions hivernales de circulation, la Sécurité routière appelle les conducteurs à la plus grande prudence, mais aussi à la responsabilité de chacun à l’approche des fêtes de fin d’année.

Particulièrement mobilisé au profit de cette cause fondamentale que constitue la sécurité routière, et conformément à la volonté du Président de la République, le gouvernement réunira en janvier 2018 un Comité interministériel de la sécurité routière. Les consultations se poursuivent à cette fin.

Dans l’Hérault et le Gard aussi

Le nombre de morts sur les routes de l’Hérault et du Gard -et des autres départements de l’ex-région Languedoc-Roussillon- a également augmenté le mois dernier, par rapport à novembre 2016, alors que le nombre des accidents a baissé. Il y a eu deux décès de plus, 19 au total sur les routes du Languedoc et du Roussillon.

Le Gard est le département le plus touché avec 6 morts en novembre 2016, mais 11 morts en novembre dernier. Le terrible accident sur le périphérique de Nîmes -4 morts d’une même famille- a, incontestablement provoqué cette hausse des chiffres. La préfecture du Gard relève cette réalité qui se confirme chaque mois depuis le début de l’année : le nombre des accidents diminue, mais ils sont plus graves.

42 silhouettes noires

42 silhouettes noires représentant le nombre de tués sur les routes depuis le début de l’année ont été accrochées la semaine dernière aux grilles de la préfecture du Gard, à Nîmes. Une initiative dans le cadre de la semaine de la sécurité routière. Les victimes décédées dans ces accidents avaient de 20 ans à 84 ans. Sur chaque silhouette sont également mentionnés la date, l’heure et l’endroit de l’accident mortel.

Ces silhouettes noires ont été installées à l’attention du public pour provoquer un électrochoc, face à l’insécurité routière qui décime des familles. Dans le passé, elles avaient été placées sur le bord des routes, dans le Gard et dans l’Hérault sur les lieux des drames de la route, ce qui avait suscité une polémique entre des associations de lutte contre l’insécurité routière et les familles des victimes.

Contrôles renforcés

Le bilan de novembre dernier comparé à novembre 2016 dans les 13 départements de la région Occitanie -Pyrénées-Méditerranée- montre que le nombre de morts est en baisse.

Dans l’Hérault, il y a eu 5 morts en novembre 2016 en zone de police nationale et de la gendarmerie, contre 6 le mois dernier. Le nombre de morts est en baisse dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales. 54 personnes ont trouvé la mort sur les routes héraultaises depuis le début de l’année. Il n’y a pas eu de décès constaté sur les routes de Lozère, ni en novembre 2016, ni le mois dernier.

À l’approche des fêtes de fin d’année, les gendarmes et les policiers vont renforcer les contrôles diurnes et nocturnes, pour lutter notamment contre l’alcoolémie, la drogue et les téléphones portables au violant.

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