Camp Roms de Celleneuve : les riverains de Bionne obtiennent une réunion publique

Lors d’une réunion publique tenue jeudi soir présentant d’importants travaux d’aménagement dans le quartier de Celleneuve (ndlr : compte-rendu à venir), une trentaine d’habitants ont interpellé Philippe Saurel au sujet du déménagement du camp Rom vers le quartier de Bionne. Ces riverains n’ont pas apprécié de ne pas avoir été consultés dans ce projet mené conjointement par la Municipalité et la Préfecture. Le maire de Montpellier, face à la colère et au désarroi de ces habitants, a accepté d’organiser une réunion publique en présence des services de l’État. Celle-ci devrait avoir lieu début janvier.

« C’est dix ans de travail que je mets à la poubelle »

Après une première intervention pleine de colère, et trop insultante à son encontre pour que Philippe Saurel ne réponde au dialogue, un homme prend la parole avec plus de courtoisie pour l’interpeller sur le déménagement du camp rom de Celleneuve vers Bionne : « Il y a une situation humaine alarmante mais vous êtes en train de les mettre dans les jardins de personnes qui sont ici et qui souhaitent être entendues et s’exprimer légitimement (…) Dans un exercice de démocratie, auquel vous êtes acteur, ce dialogue doit exister ». Face aux arguments du maire de s’occuper du camp de Celleneuve, Bertrand, favorable à une insertions des familles dans la société comme cela peut se faire en Allemagne, lui répond : « Il ne s’agit pas de déplacer le problème, il s’agit de le régler. Il ne s’agit pas d’opposer les habitants de Celleneuve à ceux de Bionne ».

« J’ai compris. Je vous ai entendu » pense sans doute conclure Philippe Saurel avant qu’une femme n’exprime son désarroi face à cette réponse : « C’est dix ans de travail que je mets à la poubelle. Je vais fermer mon restaurant. On veut un rendez-vous, c’est tout ce qu’on demande. Je suis désolée pour ces gens mais je pense qu’il faut trouver une solution. Mais vous savez très bien qu’ils vont atterrir là où vous allez les mettre et que dans 6 mois cette rue on ne pourra même plus la traverser. Je vais perdre 10 ans de ma vie, que j’ai investis pour avoir des employés, pour travailler, pour faire vivre des gens et tout va être foutu en l’air. Il y a sûrement des solutions. On ne dit pas qu’il ne faut pas les aider ou ne pas les déplacer. On dit que l’on n’a pas le droit de crever à cause de ça ». Le maire réitère avoir entendu avant de reprendre le cours de la réunion.

Une réunion publique en janvier

Au terme de cette dernière, Philippe Saurel revient sur le sujet : « Si les habitants de Bionne sont venus c’est qu’ils sont embêtés. Je vous rappelle que ce projet est fait en partenariat avec l’État et que tout ce qui concerne les Roms c’est l’État. Je l’ai déjà dit 1 000 fois ici. Et si cela a bougé pour le camps de Celleneuve, c’est parce que l’on a un avis du tribunal qui donne le droit d’expulser. L’expulsion, on ne va pas la faire à coups de tanks ou de bulldozers. On va la faire seulement pour quelques familles que l’on va mettre dans des conditions particulières sur le terrain avec lequel nous nous sommes accordés avec le préfet. Je peux comprendre les craintes des riverains. Je ne suis pas fou mais je ne suis pas naïf. Ce que je vous propose c’est que l’on fasse une réunion spécifique sur le sujet ». Une déclaration saluée chaleureusement par les riverains de Bionne.

Philippe Saurel propose une réunion publique à la Maison Pour Tous Marie Curie le 27 décembre à 18h30 « sous réserve que le Préfet soit présent avec moi. Si jamais le Préfet, ou les services de l’État, était absent on la ferait début janvier ». Interrogés, les services de la Préfecture ont indiqué que le Préfet n’était pas disponible à la date indiquée par le maire mais qu’il participera à la réunion publique début janvier. Et Philippe Saurel de prévenir les participants : « C’est sur Bionne. Ne me faites pas le coup de venir pour le plan de quartier Celleneuve ».

5 Comments

  1. quelques soient les lieux d’implantation de ses communautés, le désordre s’installera.
    suffit juste d’ouvrir les yeux.

    1. bien sur ,mais Saurel était un des adjoints de Mandroux il continuera la même politique seul les naïfs croient encore qu’il n’est pas socialiste il a simplement comme le lézard changer de peau pour se faire élire comme tous les maires encartés socialistes
      ex le maire de Ganges ect

  2. Quand je vois ces camps bruler des matériaux polluants à longueur de journée en toute impunité et que le premier citoyen se fait verbaliser pour avoir brûlé trois branches dans son jardin sous le coup de l’interdiction d’ecobuage. .. Je ne peux pas comprendre cette mairie laxiste qui ne voit que ce qu’elle veut bien voir. Réunion ou pas.. ces communautés sont seront imposées. . faut arrêtez de prendre les riverains pour des idiots.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *