Richard Gasquet : « On ne nous dira plus que l’on n’a pas gagné la Coupe Davis »

Vainqueur de la Coupe Davis avec l’équipe de France face à la Belgique il y a une douzaine de jours, Richard Gasquet était invité par Cédric Gonzalez à la soirée d’anniversaire célébrant les 10 ans de NG Promotion. Venu en voisin, le tennisman de Sérignan, près de Béziers a sympathiquement accepté de revenir sur cette belle aventure et espère bien être à 100 % cette saison avec notamment un passage en février à l’Open Sud de France à Montpellier.

Bravo ! J’imagine que c’est un grand bonheur que d’avoir enfin décroché cette Coupe Davis.

Oui ça fait très plaisir d’avoir gagné. J’ai commencé en 2005 donc ça fait treize ans que l’on y court après avec l’équipe de France. Maintenant on ne nous dira plus que l’on n’a pas gagné la Coupe Davis. Donc oui ça fait plaisir.

C’est important aussi pour toute la génération que vous représentez ?

Bien sûr que c’est important. On a fait deux finales. Une très douloureuse contre la Suisse où cela avait été très dur avec Roger Federer et Stan Wawrinka en face. On est donc contents d’avoir gagné, de mettre ça derrière nous. L’année prochaine nous pourrons rejouer avec moins de pression et pourquoi pas la gagner à nouveau. Cette année, nous étions favoris, c’était donc important de l’emporter.

De jouer le double avec Pierre-Hugues Herbert a été une surprise pour beaucoup de monde. Pour vous aussi ?

Bien sûr. Cela a été une grosse surprise. Après, je sais que je peux jouer le double. J’avais fait une médaille de bronze aux Jeux Olympiques (ndlr : avec Julien Benneteau en 2012 à Londres face aux Espagnols David Ferrer et Feliciano Lopez). J’ai déjà joué à Jo-Wilfried Tsonga pas mal de fois donc je savais qu’on pouvait jouer. C’est vrai qu’avant la rencontre on aurait pas cru à cette composition. Mais je savais aussi qu’avec Pierre-Hugues, je pouvais faire un beau double. Et on est contents d’avoir gagné.

C’est la troisième Coupe Davis pour Yannick Noah. Qu’a t-il de particulier ?

La gagne ! Il a la gagne en lui. Il peut y avoir des défaites mais en tout cas on met tout ce qu’il faut de notre côté pour gagner, tout est millimétré pour la victoire. La préparation a été excellente et l’objectif c’était vraiment la gagne à 1000 % pour remporter cette Coupe Davis. Comme il dit, il joue sa vie à chaque fois sur chaque match. Même si ce n’est pas la guerre, je suis d’accord. C’était important pour lui et pour nous aussi de gagner.

Vous vous êtes blessé durant le match, vous en êtes où ?

Ça va déjà un peu mieux. Il me reste encore trois ou quatre jours de vacances avant de reprendre l’entraînement la semaine prochaine pour repartir après en Australie (ndlr : du 15 au 28 janvier 2018 Open d’Australie à Melbourne).

Pour la saison 2018 vous changez de staff avec Fabrice Santoro et Thierry Tulasne. Que souhaitez-vous qu’ils vous apportent ?

Ce sont de bons entraîneurs. Fabrice Santoro a fait une belle carrière et Thierry Tulasne a été 10e mondial. C’est dans la continuité de Sergi Bruguera et Sebastien Grosjean que j’ai eu avant. Ce sont des entraîneurs qui ont prouvé et qui connaissent bien le tennis. Je suis heureux de repartir avec eux et j’espère pouvoir faire une belle saison.

Justement votre objectif pour la saison ?

Essayez de faire le mieux possible avec toujours la même chose : la Coupe Davis, les tournois du Grand Chelem avec bien sûr Roland-Garros… il y a  énormément d’objectifs. J’espère être à 100 % pour les tenir. Donc cela demande beaucoup d’entraînements pour justement encaisser une saison et être au top.

Notamment en passant par Montpellier à l’Open Sud de France ?

Bien sûr. Montpellier c’est toujours un moment particulier. J’ai gagné le tournoi quelques fois (ndlr : en 2013, 2015 et 2016) et j’espère que ce sera la même chose cette année.

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