Police nationale : coup de froid dans le bureau de la Comédie

« Nos collègues du bureau de la police nationale Comédie-Centre se les gèlent, comme on dit », lâche à Métropolitain ce mercredi, Bruno Bartocetti, le responsable régional du syndicat majoritaire Unité SGP Police, qui après une inspection mardi a constaté que les températures étaient anormalement basses dans les locaux de la place de la Comédie : « 11°C dans le bureau du commandant du commissariat, 13°C dans celui des délégations judiciaires, 14°C dans le vestiaire féminin…Il faut savoir que depuis août, la climatisation ne fonctionne plus. Celle-ci étant réversible après un 35 degrés en août, le thermomètre est redescendu à 12 ou 13 degrés, voire moins ».

Des radiateurs fournis

C’est ce qui est dénoncé dans un tract diffusé ce mercredi par le syndicat pour alerter tous les fonctionnaires de police de Montpellier. À l’hôtel de police, la situation est prise très au sérieux, comme l’indique ce soir l’état-major de la direction départementale de la Sécurité publique de l’Hérault, la DDSP 34 : « Le compresseur est tombé en panne mardi et les responsables du service opérationnel rapidement sur place doivent effectuer un diagnostic, puis une commande pour changer l’appareil défectueux. Il y a donc des délais pour installer un compresseur neuf dans le bureau de police. En attendant, le commissariat central a apporté trois radiateurs dans l’urgence, d’autres chauffages d’appoint vont suivre dans les heures qui viennent ».

Conditions de travail

Une dizaine de policiers -ceux affectés aux plaintes, à l’accueil et dans les bureaux du commandement- occupent en permanence ce bureau de quartier, aux jours et heures d’ouverture, du lundi au samedi midi avec fermeture samedi après-midi, dimanche et la nuit, les autres agents sont sur le terrain pour mener les enquêtes.

« Bravo le service public et les conditions de travail pour nos collègues…Nous ne pointons pas du doigt forcément une nonchalance de la DDSP34, mais plutôt l’enveloppe budgétaire qui ne donne même pas les moyens de fonctionner au quotidien. Les conditions de travail restent une priorité, afin de lieux répondre aux intérêts du service public », souligne Bruno Bartocetti. Unité SGP Police va rester vigilant sur la suite des événements, en cette période hivernale.

 

2 Comments

    1. C’est sûr ! Les pauvres petits jeunes doivent avoir du chauffage dans les hôtels réquisitionnés (à nos frais…) pour les loger, rue Aristide Olivier !

      Au moins il ne se les gèlent que pour aller rapiner….

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