Montpellier : la crèche provençale des Pénitents blancs et ses centaines de santons

PATRIMOINE. C’est une tradition que la confrérie des Pénitents blancs reproduits tous les ans mais qu’elle a développé en 2013 pour l’ouvrir au public. Leur crèche provençale attise depuis la curiosité de centaines de Montpelliérains. Selon Guillaume Van den Haute, prieur de la confrérie : « L’année dernière, en deux mois, plus de 30’000 visiteurs sont venus la voir ».

Il faut dire que la crèche des Pénitents blancs fait dans le format XXL. Avec plusieurs centaines de centaines de santons, « On essaie de s’occuper de les mettre bien en valeur mais on ne les compte plus » s’amuse Guillaume Van den Haute, autant d’éléments de décoration et une mise en scène travailler avec des jeux de lumière. La crèche a été constituée au fur et à mesure du temps et s’agrandit d’année en année grâce aux dons et à quelques acquisitions effectuées par la confrérie. « Des personnes viennent également apporter leurs propres santons pour les intégrer à notre crèche » complète le prieur.

La scène fourmille de détails comme la représentation au sommet de la colline des confréries de Pénitents présentes à Montpellier. Les Blancs évidemment et les Bleus. « Nous sommes aussi un peu représentés dans leur crèche » précise Guillaume Van den Haute.

Beaucoup de métiers ajoutés

La crèche de la confrérie des Pénitents blancs s’inscrit dans la tradition provençale : « La base de la crèche, c’est bien évidemment la Sainte Famille et dans la crèche provençale, la particularité c’est que l’on y adjoint beaucoup de métiers ». Guillaume Ven den Haute raconte : « Cette tradition est apparue au moment de la Révolution quand les messes de minuit ont été interdites. Les gens faisaient chez eux de petites crèches où les sujets étaient en pain comme ça en cas de problème il suffisait de les manger. Ils fabriquaient également des petits sujets de métiers qui représentaient les personnes qui ne pouvaient pas assister à la messe de minuit. Ces sujets étaient en terre et on les appelaient les petits saints, les santoun en provençal. C’est pour ça que leur aspect correspond à celle de personnes de la fin du XVIIIe ». Des écarts à la religion qui apportent ainsi un volet pédagogique et patrimonial : « On insiste sur les métiers pour expliquer aux gens et notamment aux enfants quels étaient les métiers traditionnels que l’on pouvait retrouver dans nos villages ».

>> Pratique : à voir à la chapelle des Pénitents blancs, 14 rue Jacques Coeur, Montpellier. Jusqu’au 2 février, du lundi au vendredi de 16h30 à 19h, et le samedi de 15h à 19h. Ouverture certains dimanche de 16h30 à 19h. Visite guidée de la chapelle proposée le samedi à 18h.

1 Comment

  1. Bonjour, attention fautes d’orthographe dans ce texte très intéressant :
    « Des écarts à la religion (s) qui apportent (pluriel) » et puis peut être …expliquer aux enfants quels étaient les métiers que l’on pouvait…(règle de grammaire).
    Sans rancune et au plaisir de vous lire

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