Étudiant tué à Montpellier : l’auteur avait été arrêté un an plus tôt

INFO MÉTROPOLITAIN. L’assassin présumé de Joachim, cet étudiant de 20 ans en géographie de la faculté Paul Valéry à Montpellier tué de deux coups de couteau rue Saint-Guilhem, le 2 novembre dernier avait été arrêté un an plus tôt après avoir commis une agression à l’arme blanche sur la place de la Comédie, à Montpellier et avait été libéré, alors que la peine prononcée n’était pas définitive.

En clair, la nuit de ce meurtre avec préméditation, Mohamed G., un Algérien de 29 ans au chômage se trouvait en liberté conditionnelle, après sa condamnation pour les faits commis sur la place de la Comédie en 2016. À l’époque, son avocat avait déposé une demande de mise en liberté, qui avait été acceptée. Depuis, il était astreint à un contrôle judiciaire.

Contrôle judiciaire

La libération conditionnelle est un dispositif qui permet à un condamné de sortir de prison avant la fin de sa peine. La personne en liberté conditionnelle doit respecter un certain nombre d’obligations pendant une période de temps déterminée -délai d’épreuve- et se soumettre à des mesures d’aide et de contrôle.

La mise à l’épreuve de l’assassin présumé courait encore, lors des faits sanglants du 2 novembre au soir, dans l’Écusson.

Dix minutes plus tôt, une altercation verbale, puis physique sur un trottoir du cours Gambetta, dans le quartier proche de Plan Cabanes, à Montpellier avait opposé la victime, qui se disputait avec sa concubine et celui qui est surnommé “Momo le fou” par les commerçants et les riverains. Tout semblait réglé, quand les deux hommes étaient partis chacun de leur côté.

Une nouvelle épreuve

Dix minutes plus tard, Joachim qui remontait à pied la rue Saint-Guilhem en compagnie d’un ami était de nouveau pris à partie par Mohamed G., qui le poignardait à deux reprises à bout portant dans la région du coeur. L’étudiant est décédé dans la rue.

L’assassin présumé avait été rapidement identifié et logé grâce à l’exploitation des caméras de vidéosurveillance. Il a été mis en examen pour homicide volontaire avec préméditation et incarcéré.

Depuis, l’émotion est considérable dans les campus d’ici. Une cagnotte a été créée pour permettre à la famille de Joachim qui réside en Argentine de pouvoir faire le déplacement pour les obsèques. Ce qui fut possible. Une marche blanche a été organisée dans les rues de l’Écusson. 2 500 personnes y avaient participé.

Mais, la famille de l’étudiant s’est retrouvée face à une épreuve inattendue : le 13 novembre dernier, le jour des obsèques, la soeur de Joachim avait fait le déplacement d’Espagne en compagnie de son compagnon, Ivan J., un Argentin de 26 ans en situation irrégulière, son titre de séjour étant en cours de régularisation.

Le couple a quitté Montpellier le 16 novembre pour rejoindre Madrid. Las, Ivan est interpellé dans le train, lors d’un contrôle de la Police aux frontières. Les policiers ne veulent rien entendre, l’Argentin est débarqué et placé en rétention administrative à Marseille.

Assigné à résidence

Depuis, Yvan J. est assigné à résidence à Montpellier et le préfet des Pyrénées-Orientales a pris un arrêté l’obligeant à quitter la France. En clair, il est sous le coup d’une procédure d’expulsion. Son avocate a saisi le tribunal administratif de Montpellier qui a annulé l’arrêté du préfet pour vice de forme. Mais, cette juridiction n’a pas encore statué sur la mesure d’éloignement, l’audience ayant été fixée ultérieurement. Du coup, Yvan J. n’est toujours pas libre de ses mouvements.

Une pétition est en ligne pour dénoncer cette situation qualifiée d’inhumaine par de nombreux observateurs, vu le contexte de cette affaire. Un rassemblement de la famille, des amis et des associations qui s’occupent du sort du jeune argentin est organisé ce samedi de 11h à 13h, place du Marche-aux-fleurs, près de la préfecture de l’Hérault, à Montpellier.

14 Comments

  1. plus rien ne m’étonne avec ces juges qui font de la politique avant de rendre la justice
    taubira aura fait beaucoup de mal avec hollande

  2. Toujours les même profils, toujours les même histoires, toujours les même “non-décisions”… pas d’amalgame, du politico social bien propre et on fait pas de vagues !
    On essaye d’oublier et on croise les doigts pour que ca ne nous arrive pas …
    A quand le retour de l’autorité et de mesures strictes contre ces parasites de la société ?

    1. Calme toi et écoute de la musique ça adoucie les meurs ;tu es vraiment sur le point de faire des amalgame et c’est pas bien ecoute claudio capéo tu vas changer d’avis sur les pauvres gens et les immigrés

  3. encore une chance pour la France qui a mal tourné mais il ne faut pas faire d’amalgame et surtout ne pas faire de ces centaines de milliers de cas une généralité qu’Allah soulage la famille inch allah

    1. mais il ne faut pas faire d’amalgame
      je vous assure je n’en fait pas , je constate c’est tout, d’autant que ayant bosser dans le milieu carcéral j’ai eu le temps de me faire une opinion sur les populations qui y séjournent

  4. trop délinquants à Montpellier centre entre gare saint Roch jus qua la comédie ,on pourra voir tout. dommage pour cette belle ville

  5. A aucun moment, la Mairie ne s’est insurgée contre la libre circulation de ce criminel dans les rues. Combien d’autres Joaquim avant que la Mairie (ou la suivante) n’agisse en faveur des Montpelliérains ?
    Le quartier Figuerolles et ses alentours ne sont plus sûrs en soirée mais on ne constate pas davantage de surveillance policière ni de politique de prévention municipale. Jusqu’à quand ?

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