Aérien : Montpellier accueille le congrès des aéroports francophones

AVIATION. C’est à Montpellier que se déroule cette année le congrès annuel des aéroports francophones. Pour cette 26ème édition, plus de 420 participants sont attendus au Corum. Un rendez-vous incontournable pour les gestionnaires de plateformes aéroportuaires en recherche constante d’évolutions.

Est-ce un hasard si Montpellier accueille cette semaine le congrès des aéroports francophones ? Au (presque) terme d’une année 2017 que le directeur de l’aéroport montpelliérain, Emmanuel Brehmer, qualifie « d’exceptionnelle », cet événement tombe à pic pour rappeler l’embellie de l’aéroport Montpellier-Méditerranée : « Exceptionnelle car nous allons battre le record de fréquentation avec plus de 1,83 millions de passagers, nous avons lancé un plan d’investissement de 70 M€ incluant une nouvelle aérogare, et Air France est venue confirmer le succès de sa Navette sur Paris… Un aéroport, il faut le rappeler, c’est beaucoup de choses positives pour un territoire. Dans ce contexte de développement fort, l’aéroport Montpellier Méditerranée est très fier d’être l’hôte de ce grand Congrès ».

Congrès et record de fréquentation

Un événement international qui vient clore symboliquement, et en beauté, une riche année. Mais le rendez-vous est aussi un moment déterminant pour l’ensemble des aéroports, français et étrangers (Amérique du Nord, Afrique) qui participent à cet évènement : « Avec 430 participants annoncés, nous allons nous aussi battre un record de fréquentation », s’amuse Thomas Joint, président de l’association des aéroports francophones qui rassemble une centaine d’aéroports : « Notre objectif ne consiste pas à faire du de lobbying mais d’échanger sur nos méthodes pour progresser, entre nous, sur l’ensemble de nos nombreux métiers ».

Etre connecté et dynamiques

Cette année, les participants sont invités à réfléchir sur le thème « Comment mieux insérer les aéroports dans leur environnement ». Pas moins de 18 interventions et tables-rondes sont au menu : « Nous avons besoin de progresser en permanence car notre secteur se développe très vite. En 2017, sur le Globe, nous allons dépasser pour la première fois les 4 milliards de passagers », explique Thomas Joint en insistant sur la révolution de l’aérien : « On sait qu’il va y avoir une révolution. Les élus, partout en France, se rendent compte que l’aérien se développe et qu’il faut tenir compte de cette donnée qui n’était pas forcément une priorité avant… Les aéroports doivent renforcer leurs liens avec les collectivités locales pour répondre aux enjeux des territoires : dans les territoires, la variable qui évoluera le plus évoluer dans les prochaines année, c’est l’aérien ! Il y a ceux qui seront connectés et dynamiques, et ceux qui ne le saurant pas ».

De la contrainte à la facilitation

Le président de l’association confirme que beaucoup de choses vont changer : « Tout va être complétement chamboulé, de l’accès aux aéroports comme dans l’amélioration du parcours passagers : nous allons dans tous les secteurs de la notion de contrainte à celle de facilitation ». Pour améliorer l’aérien, le congrès organisé à Montpellier joue un rôle clé : « Toute l’année, 22 commissions travaillent sur des thème spécifiques », précise Thomas Joint : « Pendant le Congrès, nous discutions des innovations et des initiatives prises par les aéroports pour voir comment les adapter ailleurs. Nous avons un lien commun : la langue et la francophonie. Nous avons une philosophie : pour les aéroports, il faut que l’intérêt du secteur aéroportuaire l’emporte sur les intérêts particuliers ».

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