Université de Montpellier : le microsatellite a disparu dans l’espace

CAMPUS. Il y a eu un peu de Montpellier dans l’espace ce mardi. Peu avant 7 heures ce matin, un satellite franco-russe a décollé depuis la base de Cosmodrome Vostotchny, en Russie. Un projet entre l’université de Montpellier et de l’École technique d’Etat de Moscou. Les étudiants de l’UM ont mis au point l’expérience à l’intérieur de l’engin. Son nom : Baumanets-2.

Mais, on apprend à 17h que le nanosatellite s’est volatilisé quelque part dans l’espace, qui est très vaste et donc difficile à repérer. En effet, le module a disparu des radars et n’émet plus de signal depuis cet après-midi. Les Russes s’emploient à retrouver la trace de l’étage supérieur de cette fusée et le satellite.

50 étudiants de Montpellier sur le projet

La quinzaine d’étudiants montpelliétains inquiets par cet incident espèrent que tout va rentrer dans l’ordre rapidement. Ils suivent l’évolution de la situation minute par minute depuis le campus d’ici. Une erreur de parcours imprévue.

C’est le pari fou qu’ont relevé ces étudiants de l’Université de Montpellier et leurs encadrants (chercheurs, enseignants et enseignants-chercheurs) au 1er Centre Spatial Universitaire français, Ils ont développé et envoyé dans l’espace le 23 juin Robusta 1B, leur 2ème nanosatellite en orbite, avec un lanceur depuis l’Inde. Cette fois, le centre spatial universitaire de Montpellier a participé en réalisant l’expérience « friends », placée à l’intérieur de ce microsatellite.

Un projet franco-russe

Une cinquantaine d’étudiants de Montpellier ont travaillé sur le projet pour faire décoller ce microsatellite, un peu plus grand qu’un nanosatellite. L’équipe française avait fourni l’expérience à l’équipe russe en 2015, et attendait depuis une date de lancement. L’objectif étant de permettre aux étudiants des deux pays d’apprendre à se connaitre et à travailler ensemble avant de se lancer dans l’aventure lunaire. Il a été décidé que les équipes se rencontreraient alternativement en France et en Russie.

Une première en Europe

Ce satellite, de petite taille, va mesurer avec précision la dégradation de composants électroniques soumis aux radiations extrêmement agressives de l’environnement spatial pour valider une méthode innovante de test aux radiations. La mission est de mesurer l’effet des radiations sur des composants constitués de transistors bipolaires en orbite. Des informations jusqu’alors jamais collectées en Europe grâce aux nanosatellites et qui pourraient bien être utilisées par les agences spatiales et l’industrie pour définir une future norme de test aux radiations de composants bipolaires destinés au spatial.

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