Montpellier : colis suspect et coups de feu imaginaires

MYTHOMANIE. Branle-bas de combat jeudi vers midi, quand un appel parvenu sur le 17, le numéro d’urgence de police-secours indiquait qu’une dame âgée s’apprêtait à se suicider sur son balcon, rue des Impressionnistes, à Montpellier. L’appelant signalait qu’elle avait une arme de poing, qu’elle tirait des coups de feu en l’air et qu’elle possédait un couteau pour se poignarder.

De nombreux moyens de police étaient dépêchés sur place : effectifs de police-secours, de la brigade anticriminalité et officiers de permanence au commissariat central. À leur arrivée, ils trouvaient bien une dame âgée -82 ans- affairée sur son balcon, mais, elle était tranquille, n’avait visiblement pas envie de se donner la mort et qui était surtout non armée.

Octogénaire choquée

En voyant débarquer ces forces de la police nationale avec gyrophare, sirènes et avec les agents en gilet pare-balles, l’octogénaire s’est trouvée en état de choc, avant de retrouver ses esprits et de bien se marrer, ayant quasiment vécu en direct une scène digne d’une série policière.

Les policiers ont identifié le propriétaire du numéro de téléphone ayant donné cette fausse alerte et ont rapidement fait le lien avec une précédente intervention de pure invention : hier, vers 11h en effet, un appel sur le 17 avait entraîné le déplacement des forces de police de la Sécurité publique en nombre et des sapeurs-pompiers pour un colis suspect à la station de tramway de Saint-Éloi, sur la ligne 1.

Trentenaire mythomane

Quand les pompiers et les policiers étaient arrivés sur place, ils n’avaient pas trouvé de paquet suspect, tel que décrit par l’appelant au 17. En fait, ces deux signalements imaginaires étaient le fruit d’un mythomane montpelliérain de 31 ans. Lors de son interpellation, puis en garde à vue, le trentenaire a maintenu qu’il avait bel et bien été témoin des deux faits et qu’ils n’avaient pas rêvé. D’ailleurs, quand les policiers l’ont invité à se déplacer rue des Impressionnistes, il l’a fait illico.

Les vérifications faites par les policiers au moment de sa position, via les géolocalisations de son téléphone portable ont permis d’établir qu’il ne pouvait pas se trouver aux adresses indiquées. Il a été déféré ce vendredi soir au parquet de Montpellier pour appels malveillants réitérés. On ne le dira jamais assez, mais de tels agissements peuvent avoir des conséquences graves si au même moment, une véritable urgence vitale se présente, alors que policiers, pompiers et médecins du Sdis 34 ou du Smur-Samu 34 sont mobilisés sur des fausses alertes.

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