FOCUS. Banana Street : les graffitis dans la peau

STREET ART. Après plus d’un an au sein de l’association montpelliéraine Line Up, les visites guidées prennent un nouvel élan et rejoignent Banana Street, une nouvelle association qui défend, comme son l’indique la « street » culture et assure la promotion des arts urbains.

La Montpelliéraine Valentine Chalandon est la fondatrice de Banana Street. À 29 ans, Valentine Chalandon a la pêche et les graffitis dans la peau. « J’ai découvert le graffiti dès mon plus jeune âge au travers de mon grand frère « Graffeur actif » des années 90 à aujourd’hui. Depuis les arts urbains n’ont cessés de rythmer ma vie, plus qu’un hobbie, c’est une réelle passion que j’ai décidé de partager au maximum depuis plus d’un an aux travers des visites guidées », explique Valentine Chalandon.

Aujourd’hui associée à son frère au Graffiti Shop « Runthings Shop, Gallery & Tattoo », dans la rue du Faubourg du Courreau, près du boulevard du Jeu-de-Paume, elle reste connectée en permanence à cet univers, de part la promiscuité avec les artistes et la mise en lumière du travail artistique, grâce aux expositions qui ont lieu à la galerie tous les deux mois.

Le M.U.R de Pérols

Elle est également la chargée de communication de l’association Hippomédon, qui gère le M.U.R de Pérols situé le long de la RD21, proposant une programmation artistique variée et internationale. « Les différentes activités me permettent de me tenir au fait de l’actualité contemporaine urbaine, ce qui assure des visites guidées de qualité », assure Valentine Chalandon.

L’association Banana Street propose des événements et des activités autour des arts urbains et de la culture « Street ». Fort de son réseau d’artistes français et internationaux, cette association naissante bénéficie déjà d’une certaine expérience dans les cultures urbaines, grâce aux passionnés de street art, aux artistes et aux spécialistes en communication qui composent son équipe.

Maître dans l’art du « teasing », les bananas street restent très discrètes, quand à leurs projets, mais avancent dans un seul but : « contribuer à la mise en lumière de la culture du Graffiti et du street art ». À suivre donc.

Visites guidées

Les visites guidées lancées avec l’association Line Up en septembre 2016 continuent de plus belle, aujourd’hui via Banana Street. « Rien ne change, il y a toujours trois parcours proposés, afin de découvrir la totalité du centre-ville de Montpellier sous un regard différent. En effet Montpellier est l’une des villes de France, où le graffiti et le street art sont de plus en plus en ébullition », relève Valentine Chalandon.

De nombreux artistes locaux prennent la ville pour terrain de jeu en couvrant ses murs de Graffitis et autres fresques. Entre esthétisme et vandalisme, techniques classiques et innovations, les artistes se ré-approprient l’espace urbain. Le graffiti et le street art sont des arts éphémères, les circuits sont régulièrement mis à jour afin d’inclure les nouvelles oeuvres.

Deux parcours : le Verdanson est un véritable musée à ciel ouvert du graffiti montpelliérain. Le quai du Verdanson est un lieu unique, où les graffeurs peuvent s’exprimer librement ce qui laisse libre cours à leurs univers artistiques. Un parcours de deux heures débutant sur la place Albert 1er et se terminant à l’intérieur même des quais.

Centre-ville : découvrir le cœur de ville et la multitude d’oeuvres urbaines qui se cachent aux coins de nos rue, sur nos toits, sur nos portes. Une balade rythmée entre graffiti et street art, qui permet de voir Montpellier sous un regard différent, inattendu, original.

>> Pratique : visite guidée ce dimanche 26 novembre, parcours centre-ville : 14h – 16h. Rendez-vous place de la Comédie, devant la fontaine des Trois Grâces. Tarifs : 10 euros, 7 euros moins de 18ans et gratuit pour les moins de 12ans.

Ce lundi 27 novembre, parcours Verdanson : 11h – 13h. Rendez-vous place Albert. Tarifs : 10 euros, 7 euros moins de 18ans et gratuit pour les moins de 12ans. Pour toutes visites de groupe, faites une demande de devis par mail.

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Les artistes se lâchent dans le quai du Verdanson. Photo JMA. Métropolitain.

1 Comment

  1. voilà Le street art est devenu une usine à fric, un lobbying cautionné par des graffeurs ! Des associations proposent même des excursions payantes ! Ils ont bon dos les graffeurs. Quelle hérésie ! Respect et courage à tous ceux qui agissent dans l’ombre et qui préservent l’essence même de leur art. Peace

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