Préfecture : la sécurité reste une des priorités

INSTALLATION. Un sous-préfet de 27 ans, Mahamadou Diarra vient de prendre ses fonctions de directeur de cabinet du préfet de l’Hérault. Fraîchement sorti de l’ENA, ce jeune fonctionnaire qui porte la même identité que le célèbre footballeur international malien arrive de Saint-Étienne, où il exerçait les mêmes fonctions auprès du préfet de la Loire, son premier poste de sa carrière.

Question football, Mahamadou Diarra a pu suivre les rencontres de l’AS Saint-Étienne dans le chaudron vert de Geoffroy-Guichard : « J’ai géré avec l’UEFA, l’organisation de l’Euro de football en 2016 ». On devrait donc voir assez souvent le sous-préfet dans le QG de sécurité du stade de la Mosson.

Trop de morts sur les routes

La sécurité, c’est justement une des priorités, voire même LA priorité, si l’on en croit le nombre de fois où Mahamadou Diarra a prononcé ce terme, lors de sa rencontre avec la presse : « Je me suis déjà penché sur les statistiques des accidents de la route, c’est une hécatombe avec cent morts par an. C’est véritablement un problème qu’il faut prendre en compte. Bien entendu, nous allons intensifier les contrôles de police et de gendarmerie ». Répression certes, mais également prévention pour inciter les conducteurs à la prudence et surtout à ne plus prendre le volant alcoolisé et/ou sous l’emprise de la drogue.

La PSQ sur les rails

Le sentiment d’insécurité, notamment à Montpellier ne lui échappe pas non plus, avec le récent assassinat de l’étudiant, poignardé rue Saint-Guilhem, à deux pas de la préfecture. Un de ses premiers dossiers chaud, c’est la consultation qu’il dirige sur le projet de la Police de sécurité au quotidien, la PSQ qui tient à coeur au ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb. Cette énième police de proximité devrait être mise sur les rails l’année prochaine, après les rencontres de travail avec les responsables des forces de l’ordre d’ici.

Prévenir la radicalisation

Dès son arrivée, Mahamadou Diarra a été informé de la situation de Lunel et de ces jeunes tués au Jihad : « C’est un des dossiers prioritaires qui est sur mon bureau effectivement, l’important et l’urgence, c’est de mettre en place une prévention en amont pour éviter le phénomène de la radicalisation dans les cités de Lunel, certes, mais dans les autres villes du département ».

Le jeune sous-préfet, cheville ouvrière du préfet Pierre Pouëssel promet aller sur le terrain le plus possible pour se rendre compte des réalités, en privilégiant l’échange. Mahamadou Diarra a déjà compris que dans l’Hérault, il va être beaucoup plus sollicité que dans la Loire.

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