Montpellier : un cimetière métropolitain de 11’000 places

PROJET. « Nous nous attaquons à un problème ancien et récurent dans les villes » annonce Philippe Saurel en présentant le futur cimetière métropolitain. Le site de l’espace Rock de Grammont d’une superficie de 15 hectares, propriété de la Ville de Montpellier et mitoyen au cimetière communal Saint Étienne, a été retenu comme emplacement. D’ici 2032, 11’000 places seront créées avec des carrés confessionnels pour les différentes religions.

L’objectif du projet est de répondre aux besoins des 31 communes de la métropole. Montpellier 3M a dans ce but pris récemment la compétence de la gestion du complexe funéraire. Laurent Jaoul a la tête de cette délégation explique : « Il y a 1 500 inhumations par an dont 800 à Montpellier. Nous avons un ou deux ans d’avance après nous serons en saturation. C’est la raison pour laquelle les 31 maires se sont engagés sur un cimetière métropolitain ».

Le territoire compte actuellement 39 cimetières, dont 4 à Montpellier. Le futur cimetière permettra de répondre aux besoins de la population pendant une quinzaine d’années. « L’enjeu pour la collectivité et de pouvoir enterrer dignement ses morts quelque soit leur philosophie ou religion » complète Lorraine Acquier, déléguée à l’État-civil de la ville de Montpellier.

Des carrés confessionnels

« Un cimetière est une enceinte laïque dans laquelle peuvent être attribués des carrés confessionnels pour les différentes religions » précise Philippe Saurel. « Il y a des communes qui n’ont pas de carrés confessionnels donc cela nous permet de résoudre de façon intercommunale ce problème ».

Le maire détaille : « Il faut bien comprendre l’état de la population. Le pourcentage est facile à Montpellier sur le plan des religions : 60 % d’obédience catholique, 30 % musulmane, 7 % protestante et 3 % juive. Il faut qu’il y ait des tombes en relation avec le corps social. On met donc le cimetière à niveau ».

Un projet découpé en trois phases

D’un coût global de 37,64 M€ HT (soit près de 50 M€ TTC), la conception du projet a été confiée par la SA3M à l’agence Traverses. Les travaux débuteront en 2019 et se dérouleront en trois phases. La première présentera 4 632 places de caveau avec une partie livrée à la Toussaint 2019 puis en totalité à la Toussaint 2020.

La deuxième comprenant 1 776 places verra le jour en 2025-2026. Et la dernière tranche de 4 636 places en 2031-2032 portant la capacité totale à 11’000 places de caveau.

Jean Planès de l’Agence Traverses a imaginé le futur cimetière métropolitain © CN

Jean Planès explique ses intentions : « Dans un cimetière on ne fait pas que des lieux pour enterrer les gens on fait aussi des lieux pour que les gens qui viennent visiter leur mort puisse se promener. Ce doit être un lieu accueillant et reposant ». L’architecte a donc pensé différents espaces en accord avec la topographie des lieux et la végétation méditerranéenne.

Le cimetière accueillera également différents équipements comme des jardins du souvenir, des colombariums, des ossuaires, une terrasse panoramique… afin de répondre aux nouvelles pratiques comme l’explique Lorraine Acquier : « Dans la Métropole, nous avons un taux important de crémation avec 50 % alors qu’en France cela va de 30 à 40 %. Il faut pouvoir y répondre et c’est le but de ce projet ».

En bref, un vrai cimetière pour tous les citoyens.

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