Un Jardin des Héros pour les Montpelliérains tombés pour la France

HOMMAGE. Philippe Saurel a présenté le projet de Jardin des Héros qui viendra compléter le Monument aux morts situé sur l’esplanade Charles de Gaulle. Le but louable étant d’honorer dignement les Montpelliérains tombés pour la France lors des conflits du XXe siècle mais également lors des opérations menées actuellement par l’Armée française. De manière très symbolique, la première pierre du Jardin des Héros sera posée le 11 novembre 2018, jour du centenaire de l’Armistice.

Le maire de Montpellier raconte : « Lorsque nous avons été élus, avec Lorraine Acquier, nous avons sorti les plaques de marbre, qui étaient dans la crypte et que personne ne connaissait, portant le nom des enfants montpelliérains tombés en 14-18. Et on les a mises sur le monument aux morts ». Soit environ 700 noms honorés au grand jour. L’histoire ne s’arrête pas là : « Les archives nous ont indiqué qu’il en manquait pratiquement 500. Aujourd’hui nous devons les rajouter mais il n’y a pas la place sur le monument aux Morts ».

Inspiré du grand mémorial de la bataille de Stalingrad

Philippe Saurel a ainsi demandé qu’un projet soit réalisé afin de rendre un hommage digne à la hauteur du sacrifice. « Ça s’appellera le Jardin des Héros, pas le Monument aux morts. J’ai pompé ce titre à l’ex Union soviétique et au grand mémorial de la bataille de Stalingrad » confie Philippe Saurel. Ce sera également l’occasion d’honorer tous les enfants de Montpellier tombés pour la France puisque seront ajoutés « les Montpelliérains tués lors de la guerre de 40. Nous rajouterons les Montpelliérains tués en Indochine et en Algérie. Nous mettrons une stèle vide sur laquelle le nom des Montpelliérains qui pourraient être tués lors des combats menés par l’Armée française lors des opérations à l’étranger. On a d’ailleurs un soldat et c’est sa famille qui nous l’a demandé ».

Hommage aux trois députés ayant voté contre les pleins pouvoirs à Pétain

L’hommage ne s’arrête pas là puisque « une stèle un peu à part portera le nom des trois députés qui ont voté contre les pleins pouvoirs à Pétain. Ce sont des héros. Se lever contre l’ordre établi c’est un acte de courage ». Jules Moch, député SFIO de la Drôme, Vincent Badie, député radical-socialiste de l’Hérault, et Paul Boulet, député du Parti de la jeune République de l’Hérault et maire de Montpellier, font partie des 80 parlementaires (sur les 669 présents) ayant refusé de donner les pleins pouvoirs à Philippe Pétain, alors président du conseil, lors de la triste séance du 10 juillet 1940. « Je pense que nous aurons fait notre devoir avec l’Histoire de Montpellier et de ceux qui ont péri au combat » a conclu Philippe Saurel.

2 Comments

  1. l’armistice du 11 novembre 1918 a été annulé par l’armistice du 25 juin 1940, normal c t un armistice de gangsters

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