Montpellier : Casti arrêté pour avoir incendié des containers

VANDALISME. Les policiers de la Sécurité publique du commissariat central de Montpellier ont été alertés dans la nuit du 10 au 11 novembre dernier par un témoin, qui venait d’apercevoir un individu à pied mettre le feu à trois containers avec un briquet et des produits inflammables dans la rue des Chasseurs, à proximité de l’avenue de Toulouse.

Les policiers, rapidement sur place ont interpellé l’incendiaire présumé qui était fortement alcoolisé, un Montpelliérain de 26 ans, qui n’est pas inconnu de leurs services : Casti, ce supporter du club des Ultras du MHSC qui a perdu un oeil en marge du match de football Montpellier-Saint-Étienne au stade de la Mosson, le 21 septembre 2012, lors d’un tir de flash-ball, avant la rencontre.

Cinq ans d’instruction

Avec son avocat, Casti a toujours accusé un policier d’avoir commis une bavure. Au terme d’une longue instruction, le juge a récemment rendu un non-lieu en concluant que le policier de la sécurité publique de Montpellier avait agi en état de légitime défense en tirant sur Florent Castineira, dit Casti. La balle en caoutchouc avait grièvement blessé le jeune supporter à un oeil, qui n’a pas pu être sauvé.

Un collectif Justice pour Casti soutient le supporter dans sa démarche. Il a notamment organisé des rassemblements publics.

Le juge a estimé, au vu de l’instruction qui a duré cinq ans, que des supporters du MHSC avaient violemment agressé les policiers de la brigade anticriminalité -BAC-, devant une des buvettes, près des entrées du stade de la Mosson et que pour se retirer sans être blessés, après des jets de projectiles, ils avaient fait usage d’un flash ball. Le policier ayant tiré avait été identifié et entendu dans la procédure, après la plainte de Casti.

Appel du non-lieu

Il n’y a donc plus de poursuite qui visait le policier. Quant aux supporters impliqués dans ces violences volontaires, ils n’ont jamais été formellement identifiés.

Michael Corbier, l’avocat de Florent Castineira, n’est pas vraiment surpris par ce non lieu. Il s’y attendait depuis le début : “Il n’y a a jamais eu de gardes à vue dans ce dossier concernant les supporters, donc on sait que les violences supposées sur les policiers sont un prétexte pour justifier la légitime défense. On constate qu’après avoir été victime d’une violence policière, est aujourd’hui victime d’un déni de justice, qui l’affecte au plus profond de son être, car il a perdu un œil. Plutôt que de reconnaître quil s’agit d’un bavure, on se réfugie derrière des prétextes juridiques qui ne sont pas le reflet de la réalité”. L’avocat vient d’interjeter appel du non-lieu et l’affaire va être plaidée prochainement devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Montpellier.

Une CRPC

C’est dans ce contexte que, selon nos informations, Casti a été interpellé en flagrant délit en fin de semaine dernière pour avoir incendié trois containers, alors qu’il était alcoolisé, puisque sa garde à vue n’a pu lui être notifiée qu’après plusieurs heures passées en cellule de dégrisement.

Il a reconnu les faits, avouant qu’il traversait une période très pénible, qu’il était mal dans sa tête en raison du non-lieu judiciaire rendu en faveur du policier de la BAC, mais que son intention n’était pas de se venger de la police. Il a fait l’objet d’un renvoi dans les services du procureur de la République de Montpellier, pour une CRPC, une comparution en reconnaissance préalable de culpabilité. Il bénéficie, bien entendu de la présomption d’innocence.

10 Comments

    1. Hum ! Ça sent l’âme de supporter à plein nez ici, les neurones au ras du gazon…

  1. vous trouver malin à insulter casti bande de gland
    Vous aurez fait pareil si vous avez vécu ça Les flics sont protégés de tout actes honteux
    Justice pour casti

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