MHR : les premiers pas de Martin Devergie chez les Barbarians français

RUGBY. Martin Devergie a honoré le week-end dernier sa première sélection avec les Barbarians français. Un rendez-vous avec les Maoris All Blacks forcément impressionnant pour l’ancien international U20 dont les Bleus sont sortis vainqueurs 19 à 15. Passé par l’école de rugby de Montpellier, le 3e ligne a connu un prêt à Colomiers la saison dernière avant de revenir au MHR pour signer son premier contrat pro d’une durée de trois ans. Encore Espoir cette année, ce symbole de la formation montpelliéraine entend bien gravir les échelons et devenir indispensable à Vern Cotter. Mais Martin Devergie a bien conscience qu’il a encore des étapes à franchir.

Que représente cette première sélection chez les Barbarians ?

Tout d’abord beaucoup de plaisir. C’est un petit espoir de voir plus haut même s’il y a encore beaucoup de boulot pour voir un maillot un peu plus bleu. Mais c’est surtout du plaisir.

Vous pensez être encore loin de l’équipe de France ?

Sachant que je ne suis pas indiscutable en club, je pense que j’en suis loin. Il y a du boulot.

On imagine que jouer contre la Nouvelle-Zélande cela doit être particulier comme premier match ?

C’est un rêve de gamin de jouer la Nouvelle-Zélande. Depuis tout petit on voit les hommes en noir et on a envie de jouer contre eux. Même si ce n’est pas la grande équipe des All-Blacks, se retrouver face à eux c’est une grosse motivation et un plaisir.

Qu’est ce que l’on ressent quand on se retrouve face au haka ?

Je me posais la question de ce que j’allais ressentir. Et cela motive plus qu’autre chose. C’est vraiment un défi. On est face à face. On fixe un mec. Pour ma part cela a été une grosse motivation. On a avancé vers eux et on les a fixé pendant 30-40 secondes. Cela nous fait rentrer dans le match.

Et le résultat est plus que positif au final ?

Oui, on a su assumer nos actes face au haka.

Quelle différence avez-vous trouvé entre les Barbarians et la vie en club ?

Disons qu’on n’a pas la pression du résultat même si on a tous envie de gagner. Toute la semaine, on ne se dit pas il faut gagner, il faut faire ci, il faut faire ça… C’est vraiment de la détente, on prend du plaisir ensemble comme quand on est dans les équipes de jeunes. On apprend tous à se connaître et on essaye de forger une équipe, une mentalité et un groupe plus que de construire quelque chose sur le terrain. Les lancements étaient simples. Ce que l’on voulait c’est apprendre à se connaître et cela s’est vu sur le terrain. On a passé une bonne semaine et le résultat est là.

Vous êtes le fils d’un ancien joueur. C’est un phénomène que l’on retrouve dans le rugby peut être plus que dans d’autres sports. Comment l’expliquez-vous ?

Déjà dans le Sud, beaucoup de gens jouent au rugby donc on peut y retrouver les familles. Moi il y avait mon oncle, mon cousin, mon père et je pense que c’est un peu le cas de tout le monde. Du coup on teste le rugby et on y reste car c’est un sport qui plaît à pas mal de jeunes. Et forcément on retrouve des « fils de ». On entend et on voit nos parents se retrouver entre joueurs et on est bercé par ça : un collectif, une bande de potes. Je pense que ce sont des valeurs qui se transmettent.

Vous êtes revenu cette année dans votre club formateur après un passage en Pro D2, qu’en avez-vous retenu ?

Cela m’a permis de prendre de l’expérience, du temps de jeu et de me régaler aussi à plus haut niveau. J’ai pu voir ce que c’était une année entière en pro. Pour moi cela n’a été que du bonus. En plus j’étais dans une super équipe avec une très bonne mentalité. Je pense que cela ma permis de gravir des échelons. C’était un mal pour un bien car c’est toujours dur de quitter son club de coeur. Cela faisait quinze ans que j’étais là.

On imagine donc la satisfaction quand on vous a appelé pour revenir…

Il y avait d’autres clubs qui s’étaient positionnés aussi. Mais mon but c’était de partir pour mieux revenir.

Pensez-vous qu’il y a des spécificités à la formation montpelliéraine ?

Je n’ai pas vu ailleurs donc je ne peux pas trop comparer. Le MHR essaye vraiment de garder les jeunes issus du club et les joueurs y sont attachés. On essaye d’inculquer aux jeunes la culture du jeu et du plaisir. C’est vraiment une identité de cette formation plus que des spécificités.

Quels sont vos objectifs personnels pour cette saison ?

De jouer le plus possible et d’accrocher le plus de feuilles de match possible. De me rapprocher un peu plus du banc et peut être un peu plus haut. Je laisse le coach faire et moi je travaille de mon côté pour évoluer dans la hiérarchie.

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