Covoiturage sur l’autoroute : ça roule de mieux en mieux

DÉPLACEMENTS. Lors de la récente Semaine européenne de la mobilité, puis dans la foulée à l’occasion des Assises de la mobilité, Vinci Autoroutes a publié les résultats inédits de sa troisième campagne d’analyse des pratiques de covoiturage des Français. Un constat : ça roule de mieux en mieux pour cette pratique qui réduit le coût des déplacements. Notre dossier.

À quelle fréquence les Français ont-ils recours au covoiturage et pour quel type de trajet ? Quelles sont leurs motivations pour covoiturer et quels bénéfices en tirent-ils ? Des questions et d’autres qui ont été analysées. Une enquête de terrain a été effectuée auprès de 668 usagers des parkings de covoiturage du réseau de Vinci Autoroutes, doublée d’une enquête d’opinion réalisée par Ipsos auprès de 2192 Français. Cette campagne révèle que le covoiturage devient un mode de transport à part entière pour les déplacements du quotidien.

Une fois par semaine

Ce mode de transport en plein essor est très lié aux trajets professionnels Le covoiturage pour les déplacements du quotidien continue de progresser : plus d’1 Français sur 4 (27 %) a déjà eu recours à cette pratique pour aller au travail ou en revenir, soit une augmentation de 2 points par rapport à 2015. Les 28 parkings de covoiturage du réseau Vinci Autoroutes -il y en a dans l’Hérault et le Gard- sont très majoritairement utilisés par des usagers effectuant des trajets liés à leur activité professionnelle (81 %) : 60 % pour des trajets réalisés dans le cadre des missions ponctuelles et 21 % pour des déplacements domicile-travail.

L’enquête de terrain menée par Vinci Autoroutes fait apparaître une pratique régulière du covoiturage : ainsi 45 % des utilisateurs covoiturent au moins une fois par semaine (18 % tous les jours, 15 % plusieurs fois par semaine et 12 % une fois par semaine). Plus de la moitié (51 %) des personnes qui covoiturent pour des trajets domicile-travail le font tous les jours.

Trajets professionnels

L’organisation du covoiturage, elle aussi essentiellement liée au cadre professionnel, suscite une attention de plus en plus soutenue de la part des entreprises : • 89  % des personnes interrogées qui se déplacent pour des raisons professionnelles le font avec des collègues de travail ; • pour 64 % des covoitureurs la mise en relation se fait sur le lieu de travail ; • 58 % des personnes interrogées déclarent être encouragées à cette pratique par leur employeur. 60% Mission professionnelle ponctuelle 21% Domicile-travail : 14% 5% Autres Domicile-études 81 % des déplacements en covoiturage sont liés à l’activité professionnelle.

Intérêt économique et écologique

L’intérêt économique, la convivialité et le bénéfice environnemental sont les principaux facteurs de motivation. Pourquoi les Français optent-ils pour le covoiturage ? D’abord par intérêt économique : 69 % des Français ayant déjà covoituré et 38  % des usagers des parkings de covoiturage du réseau Vinci Autoroutes placent cette raison au premier rang de leurs motivations. Ensuite pour la convivialité : 33 % des Français adeptes du covoiturage et 31 % des usagers des parkings dédiés sont sensibles au caractère convivial de ce mode de transport. Enfin pour des raisons écologiques : ce critère est mis en avant par 32 % des Français qui covoiturent et 17 % des usagers des parkings.

L’enquête terrain illustre d’ailleurs de façon très concrète ce bénéfice puisque 85 % des personnes interrogées indiquent que si elles n’avaient pas covoituré, elles auraient utilisé leur voiture et seulement 8  % auraient pris le train. Sur le réseau Vinci Autoroutes, la réduction des émissions de CO2 générée par ces trajets évités est ainsi estimée à 8300 tonnes équivalent CO2 sur une année. Une solution efficace pour répondre aux besoins de mobilité, notamment en zone rurale et périurbaine Pour 9 % des Français qui covoiturent, le covoiturage est la seule solution pour se déplacer. C’est aussi le cas pour 14 % des usagers des parkings de covoiturage dédiés et de 21 % de ceux qui les utilisent pour des trajets domicile-travail.

Beaucoup de ruraux

Selon les résultats de l’étude de terrain, le covoiturage apparaît aussi comme un mode de transport permettant aux habitants des zones rurales et périurbaines de rejoindre plus facilement et à moindre coût les pôles d’activités. Ainsi 50 % des utilisateurs des parkings vivent en zone rurale et 20 % en zone périurbaine. Quel trajet moyen réalisé en covoiturage depuis le parking jusqu’à la destination ? • pour un déplacement domicile-travail  : 64  km (128  km aller-retour) ; • pour un déplacement domicile-étude  : 72  km (144  km aller-retour) ; • pour les missions professionnelles ponctuelles : 117 km (234  km aller-retour). Le choix de l’emplacement des parkings de covoiturage est dès lors fondamental : 41 % des personnes interrogées ne covoituraient pas avant la création du parking qu’elles utilisent. Les raisons les plus citées par les Français ayant recours au covoiturage sont, à 69 % les économies réalisées 33 %, la convivialité 32 % l’écologie.

Les covoitureurs vivent à 70 % en zone rurale (50%) ou périurbaine (20%) à 30 % en zone urbaine (1) Sur la base d’un taux de remplissage des parkings de 73 % (mesure 2016), du taux d’occupation moyen par véhicule et du trajet moyen. ”Les bénéfices du covoiturage sont à la fois individuels et collectifs. La réduction des coûts du transport, la convivialité et la sécurité profitent directement aux covoitureurs. La meilleure accessibilité des territoires, une plus grande fluidité sur les routes, l’amélioration de la qualité de l’air et la réduction des émissions de CO2 ont quant à eux des effets positifs pour la collectivité. Le développement de cette pratique passe par la mise en place de services et d’équipements susceptibles de changer durablement le comportement des Français en matière de mobilité », analyse Vinci Autoroutes.

>> Enquête sur les parkings de covoiturage sur le réseau Vinci Autoroutes menée en septembre dernier : le profil des utilisateurs • 59 % d’hommes, 41 % de femmes. • Catégorie socio-professionnelle : 33 % cadres ou assimilés, 33 % employés, 10 % ouvriers, 7 % étudiants. • Âge : 23 % de 26 à 35 ans, 27 % de 36 à 45 ans, et 25 % de 46 à 55 ans. • Lieu d’habitation : 50 % zone rurale, 30 % en zone urbaine et 20 % en zone périurbaine. • L’ancienneté de la pratique : 52 % depuis plus de 2 ans. • L’équipage : 72 % des covoiturages entre collègues de travail, 17 % entre amis et 11 % avec des inconnus. • Le taux d’occupation moyen des véhicules : 2,77 occupants par véhicule, soit 1,77 passagers en plus du conducteur.

28 parkings

Le réseau Vinci Autoroutes compte à ce jour 28 parkings de covoiturage, totalisant près de 2400 places, dont 700 sur 6 parkings réalisés depuis mai 2016. Le parking le plus fréquenté dans l’Hérault est celui qui est situé au péage de Lunel.

De plus, dans le cadre de son partenariat avec BlaBlaCar, Vinci Autoroutes propose un abonnement télépéage « Temps Libre Covoiturage » qui a déjà été adopté par 100’000 utilisateurs et soutient le développement de BlaBlaLines, l’application dédiée aux covoiturages quotidiens, en Île-de-France et dans la région de Toulouse.

Vinci Autoroutes affirme ainsi son rôle d’acteur de la mobilité durable, tout en répondant à une demande croissante des utilisateurs de l’autoroute.

>> Pratique : http://www.vinci-autoroutes.com/

Des panneaux signalent les parkings de covoiturage de Vinci et de Bla Bla Car.

1 Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *