Recrutement : laisser un bon souvenir en entretien

EMPLOI. Cette situation, on l’a toutes et tous connue au moins une fois. L’entretien de recrutement auquel on vient de prendre part s’achève…sur une question : ai-je laissé de moi un bon souvenir ? Loïc Douyère, directeur associé du Florian Mantione Institut, nous prodigue ici quelques conseils pour dissiper le doute.

Un candidat peut ressortir d’un entretien confiant ou, au contraire, pessimiste sur la qualité de l’entretien. Comment éviter ce deuxième cas de figure ?

On ne peut pas empêcher un candidat de ressentir les choses. On peut, par contre, le conseiller en amont pour lui donner les armes utiles au bon déroulé de son futur entretien. Se poser la question du souvenir qu’on laisse de soi est normal. Plutôt sain, même. N’oublions pas qu’il s’agit, dans un temps limité et en concurrence avec d’autres candidats, de décrocher un emploi. Il y a des enjeux.

Donnez nous quelques astuces pour marquer positivement l’esprit du recruteur. 

Je conseille de miser sur l’ancrage émotionnel. J’entends par là, de marquer les esprits par votre personnalité, pas de faire pleurer dans les chaumières.

« Faites vibrer le recruteur en lui montrant que vous partagez des valeurs phares de son entreprise »

Loïc Douyère (à gauche sur la photo) et son associé Augustin Valéro

Concrètement, comment s’ancrer émotionnellement ?

L’humour est un bon outil. Subtil, bien dosé, il détend le recruteur, donne des indices sur votre personnalité… Mais il ne s’improvise pas. Je déconseille d’ailleurs de s’y aventurer si on ne se sent pas à l’aise sur ce terrain là. Le récit d’une expérience de vie – personnelle ou professionnelle d’ailleurs – est aussi très efficace. Mais à condition d’isoler un fait précis plutôt que de rendre compte d’une expérience globale. Racontez votre anecdote avec passion. Faites vibrer le recruteur en lui montrant que vous partagez des valeurs phares de son entreprise. N’écartez pas de revenir sur un échec, à condition que vous soyez en mesure de montrer comment vous avez rebondi, comment d’une erreur/faiblesse passée, vous avez pu faire une force. Cela valorisera une certaine sagesse et mettra en lumière votre capacité à prendre du recul. En entreprise, c’est apprécié.

Et le truc à proscrire absolument ? L’excusite. Par pitié, pas de « C’est la crise, bla bla bla »… Et pas d’ancrage émotionnel basé sur le physique, vous ne rendez service à personne en faisant ça. Même pas à vous-même.

1 Comment

  1. En complément, le souvenir que l’on peut laisser à un recruteur doit passer par un fait percutant qui démontre la personnalité réelle du candidat. L’accompagnement des personnes en recherche d’emplois malheureusement est axée sur le même schéma! les recruteurs se retrouvent ainsi en entretien avec le même discours et les mêmes attitudes ce qui déshumanise l’exercice. D’où l’importance d’avoir une anecdote, une attitude qui pique la curiosité du recruteur

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