Danse : à Montpellier, l’Agora tombe l’enceinte

CULTURE. La métropole de Montpellier a inauguré la rénovation du pavillon Est de l’Agora, la Cité Internationale de la Danse installée dans l’ancien couvent des Ursulines, au cœur de l’Ecusson. Pour la collectivité, qui assume 60% de l’investissement, l’effort doit contribuer à conforter Montpellier comme place forte mondiale de la danse. Les travaux ont aussi permis de mettre à jour l’enceinte médiévale qui protégeait la ville au 12ème siècle désormais visible du public sous un plancher de verre.

Pour l’Agora, 1’269’000 € ont été consacré à la mise aux normes pour l’accessibilité des Personnes à Mobilité Réduite, dont 761 400 € assurés par la collectivité. Dans un site inscrit aux Monuments Historiques, les travaux ont notamment permis d’installer deux ascenseurs : l’un depuis le Boulevard Louis Blanc jusqu’à l’accueil de l’« I.C.I. », le nouveau nom du Centre chorégraphique national de Montpellier choisi par son directeur, le chorégraphe Christian Rizzo ; et l’autre de l’accueil jusqu’au 1er étage et les studios Yano et Bagouet.

Un site vivant ouvert au public

Pour Bernard Travier, vice-président de la métropole, cet effort répond à la mission d’accueil de tous les publics qui est la mission de centre : « Nous ne voulions pas d’un lieu fermé sur lui-même mais bien un centre ouvert au public », confirme l’élu : « Nous sommes comblés depuis l’arrivé de Christian Rizzo : l’ICI est devenu un lieu vivant qui propose constamment des choses aux Montpelliérains : spectacles, expos, rencontres, performances, ateliers, projections cinématographiques, stages en familles, petits déjeuners avec les chorégraphes… L’Agora offre désormais un accès grand public et complet, faisant définitivement oublier l’image d’un lieu réservé aux initiés ».

Une capitale de la danse

L’enjeu est important pour la métropole qui a fait de la danse contemporaine un des piliers de sa politique culturelle pour Montpellier. La collectivité rappelle que la Cité Internationale de la Danse est, avec celles de Lyon et de Paris, un ensemble consacré à la danse unique en France, «  et ce grâce à l’engagement de la Métropole soutenue par l’Etat depuis plus de vingt ans », précise Bernard Traviers : « Cette Cité accueille deux structures incontournables pour faire de Montpellier une capitale européenne et mondiale de la danse : le Centre Chorégraphique National, qui est véritable outil de création, de production et de formation, et Montpellier Danse, dont le festival estival est l’un des plus réputés au monde ».
Le programme du Centre Chorégraphique sur www.ici-ccn.com

Plancher en verre pour le rempart du 12ème siècle

Un plancher de verre devant l’ascenseur pour découvrir les vestiges de la « commune clôture » qui protégeait Montpellier

Les travaux de mise en conformité du site ont également permis de faire ressurgir un morceau d’histoire. Lors de l’installation des ascenseurs, des vestiges ont été mis à jour : ceux de la « commune clôture », un rempart ceinturant Montpellier dont la construction débuta au XIIème siècle.

Cet ouvrage, une muraille de 2 mètres d’épaisseur, courrait sur 2650 mètres pour protéger Montpellier. Le rempart joua son rôle protecteur jusqu’au XVIIIème siècle, avant de disparaître progressivement… Des 24 tours qui jalonnaient l’édifice, n’en reste aujourd’hui plus que deux : la tour de la Babote et la tour des Pins.

Jean-Louis Vayssettes, archéologue et ingénieur de recherche pour la DRAC, confirme le choix de la métropole de valoriser ce patrimoine : le parvis de l’ascenseur, doté d’un plancher de verre, permet de voir les vestiges des remparts de la « commune clôture » : « Cette découverte donne à voir au public une part supplémentaire de l’histoire et du patrimoine de Montpellier », précise Bernard Traviers, l’élu de la métropole en charge de la culture.

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