Occitanie : les créations d’entreprises à la hausse

ENTREPRENEURIAT. Selon la dernière édition du baromètre de l’artisanat ISM-MAAF, les créations d’entreprises dites « traditionnelles » renouent avec ses meilleurs chiffres de créations depuis 10 ans. En perte de vitesse depuis deux ans, le régime des micro-entrepreneurs est peu à peu délaissé (-19% par rapport à 2009) pour le régime entrepreneur  »classique ». Des chiffres qui montrent que la création d’entreprises classiques à l’échelle nationale progresse fortement (+10 %) et retrouve, avec 105’400 entreprises, son niveau le plus élevé depuis 10 ans : elles représentaient 38 % du total des créations en 2012, elles reprennent le dessus sur le régime des micro-entreprises avec 68 % des créations en 2016.

Dans la région Occitanie -Pyrénées/Méditerranée-, le nombre de créations d’entreprises artisanales connait une évolution globalement à la hausse (+2 %). Durant l’année 2016, l’Occitanie a accueilli 80 nouvelles entreprises dans la fabrication et 200 dans les services, soit pour chacun de ces deux secteurs, une augmentation de 5 %.

BTP stable

L’artisanat des métiers de l’alimentation a aussi renforcé ses rangs avec 4 % d’entreprises en plus (soit l’équivalent de 75 créations d’entreprises). Le secteur du BTP reste stable dans la région.

Au niveau départemental, l’évolution de la création d’entreprises artisanales connaît des disparités importantes. L’augmentation du nombre d’entreprises se ressent notamment dans l’Ariège (+12%), en Haute-Garonne (+8%), dans l’Aveyron (+7%), dans le Tarn (+6 %) et dans une moindre mesure, dans le Lot (+2%), le Tarn-et-Garonne, l’Hérault, le Gard (+1%). En revanche, plusieurs départements ont souffert d’une baisse de leur nombre d’entreprises. C’est le cas du Gers (-1 %), de l’Aude (-3 %), des Hautes-Pyrénées (-4 %) et de la Lozère avec une diminution de 8 % du nombre d’entreprises artisanales créées.

Créateurs plus expérimentés

Dans la région, les créateurs d’entreprises artisanales sont majoritairement expérimentés dans leur métier lorsqu’ils s’installent, ce qui est conforme à la tendance nationale. Un tiers des chefs d’entreprises (33 % contre 31 % au national) ont entre 3 et 10 ans d’expérience et 43 % ont plus de 10 ans d’expérience, tout comme la moyenne nationale. 11 % des entrepreneurs occitans n’ont aucune expérience passée dans leur secteur d’activité contre 13 % à l’échelle nationale.

Le niveau d’étude des entrepreneurs artisans progresse. 35 % des créateurs d’entreprises artisanales ont un niveau CAP/BEP (soit 3 points de plus qu’au national), 20 % ont un niveau BAC, soit 21 % au national. L’Occitanie attire aussi les entrepreneurs ayant fait des études supérieures, puisqu’ils représentent presque un quart des chefs d’entreprises de la région : 24 %.

Les entrepreneurs de l’artisanat d’Occitanie, un peu moins jeunes que leurs pairs : les créateurs d’entreprises de plus de 40 ans représentent 52 %, soit 5 points de plus qu’à l’échelle nationale. 17 % des entrepreneurs dans cette région se lancent avant leurs 30 ans, contre 21 % au national.

Nombre d’entreprises artisanales par formats d’entreprises au niveau national

Ascenseur professionnel ou voie de reconversion

Comme l’explique Bruno Lacoste, directeur marketing et communication de MAAF : « La création d’une entreprise artisanale intervient de plus en plus souvent à l’issue d’un repositionnement professionnel voire d’une reconversion. Pour la majorité des entrepreneurs, se mettre à son compte est une étape majeure de leur évolution professionnelle, après avoir été formés au métier et acquis une expérience significative. Un tiers des créateurs étaient ainsi auparavant salariés, majoritairement en tant qu’ouvriers ou employés. L’objectif pour ces derniers est d’atteindre l’indépendance ».

Plusieurs types de parcours conduisent donc à la création d’entreprises artisanales. Au niveau national, pour les 2/3 des anciens salariés ou demandeurs d’emploi, créer son entreprise permet une évolution professionnelle, après avoir acquis une expérience dans un métier donné. Pour les autres, issus d’un autre univers professionnel, il s’agit d’une reconversion. Ainsi, parmi les créateurs d’entreprises qui étaient salariés avant de prendre leur indépendance, les trois quarts étaient ouvriers ou employés (74 %).

La part des anciens cadres et professions intermédiaires, souvent « nouveaux entrants » dans l’artisanat, est loin d’être négligeable (26 %). Un créateur sur cinq (22 %) était déjà un entrepreneur et investit dans une nouvelle affaire. Parmi les 33 % de demandeurs d’emploi, trois sur quatre (76 %) s’installe par volonté.

 

 

1 Comment

  1. Pourtant vu le poids des charges je ne comprends pas les artisans ? C’est la mort assurer ! Et auto-entrepreneurs le trois quart ne savent pas travailler

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