Catalogne : mandat d’arrêt contre Carles Puigdemont

JUSTICE. Un mandat d’arrêt européen a été requis ce jeudi après-midi par le parquet de Madrid contre Carles Puigdemont, qui dénonce depuis Bruxelles, « un procès politique ». Un juge madrilène a suivi ces réquisitions : le chef du Parlement de catalogne -dissous- est désormais sous le coup d’un mandat d’arrêt européen.

C’est la suite logique de l’offensive judiciaire lancée par le gouvernement espagnol dans le bras de fer avec les dirigeants du Parlement catalan à Barcelone : déjà ce jeudi matin, le parquet espagnol a requis la prison pour huit des quatorze membres du gouvernement catalan destitué. Ces derniers font l’objet d’une enquête pour « rébellion ».

Le président Oriol Junqueras et sept autres des huit « ministres » se sont présentés devant un juge d’instruction à Madrid. À 17h ce jeudi, ils ont tous été incarcérés.

Carles Puigdemont, en Belgique depuis lundi, et quatre autres ministres destitués ont refusé de comparaître. La présidente du Parlement catalan, deux députés et trois membres du bureau du Parlement ont eux obtenu un report de leur audition jusqu’au jeudi 9 novembre à 9h30 pour pouvoir préparer leur défense.

Détournement de fonds publics

Le procureur général demande que tous soient inculpés pour « détournement de fonds publics », « sédition » et « rébellion », les deux derniers étant passibles de peines maximales de quinze et trente ans de prison.

Il les accuse d’avoir encouragé « un mouvement d’insurrection active » au sein de la population catalane pour parvenir à la sécession, en ignorant toutes les décisions de justice, y compris l’interdiction d’organiser un référendum d’autodétermination, le 1er octobre.

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