Les hôpitaux du bassin de Thau sont endettés

RAPPORT. La chambre régionale des comptes d’Occitanie a examiné la gestion de l’ex-centre hospitalier
intercommunal du bassin de Thau, devenu les hôpitaux du bassin de Thau depuis 2012 pour les
exercices 2010 et suivants. Le rapport de 60 pages rendu public ce mardi montre que l’établissement est endetté.
Établissements publics de santé issus de la fusion, en 1999, du centre hospitalier de Sète et de l’hôpital intercommunal d’Agde-Marseillan, les hôpitaux du bassin de Thau dispensent une offre sanitaire et médico-sociale complète, à moins de 30 km de Montpellier. Leur activité s’étend également à la filière gériatrique, l’établissement regroupant sept EHPAD et USLD.

1259 salariés

Ils sont dotés d’un budget de près de 125 M€ de produits, toutes activités confondues en 2015, et d’un effectif de 1259 équivalents temps-plein, dont 88 ETP médicaux, L’analyse de la fiabilité des comptes a relevé des améliorations significatives en matière de respect des principes comptables de sincérité et de régularité : par exemple s’ agissant du
rattachement des charges à l’exercice.
Toutefois, en sous-évaluant le montant des provisions pour dépréciation des créances, l’établissement a manqué de prudence. Cette stratégie masque la réalité du déficit de l’établissement, et elle alourdit le poids financier du rattrapage qui doit être opéré.

Stratégie à revoir

L’analyse financière révèle, s’agissant de tous les budgets de l’établissement, un effet de ciseaux entre les produits et les charges. S’agissant de l’activité hospitalière (qui représente plus de 80 % du budget global), il apparaît que depuis l’exercice 2011, le résultat de l’exploitation (533 k€ en 2015) s’avère insuffisant pour couvrir l’ensemble des charges financières (3,3 M€ cette même année), l’équilibre étant réalisé avec l’apport des produits exceptionnels (3,8 M€ en 2015) qui ne constituent pas un mode de financement stable.
La stratégie adoptée par l’établissement pour les achats, identique à celle menée par de très nombreux hôpitaux, et qui consiste à regrouper les acheteurs, comporte des limites : marges de négociation finalement réduites et perte relative de la maîtrise de cette matière.

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