AimarGazelles : contre le cancer, quoi qu’il arrive

ÉVÉNEMENT. Fondée par Tania Lafond, victime du cancer du sein en 2016, AimarGazelles est une association dont l’objectif est de prendre par la main celles qui sont confrontées à la maladie. Reconnu comme le cancer le plus meurtrier, celui du sein tient deux tristes palmarès, celui d’être le premier cancer féminin en termes de fréquence et celui d’être la première cause de décès féminins, avec 11’900 décès estimés en 2015.

Pour aider les personnes à mieux comprendre ce cancer, mieux l’appréhender et mieux le vivre, AimarGazelles est à l’initiative d’une journée de solidarité et de prévention. Organisée dans le cadre d’Octobre Rose avec le CCAS de la ville d’Aimargues et Christelle Roux, l’adjointe aux Affaires Sociales, cette manifestation, qui se tient ce samedi 21 octobre à la salle Lucien Dumas -Bd Guillierme- à Aimargues, dans le Gard, à seulement 20 minutes de Montpellier et de Nîmes, propose à tous ceux qui le souhaite de passer journée sous le signe de la solidarité et de la prévention.

Un seul lieu

Comme l’explique Tania Lafond, cette manifestation permettra a tous ceux qui le souhaitent de trouver, en une seule journée et dans un seul lieu, toutes les informations utiles dans tous les domaines, social, administratif, médical.

Plusieurs associations investies dans la lutte contre le cancer du sein telles que Étincelle, la Ligue contre le cancer, le Comité Féminin Gard, Gard-Lozère dépistage, ou encore Le jour d’aprèsseront présentes pour informer et présenter leurs actions au quotidien.

De nombreuses animations seront proposées : une course de 1,5 Km à faire en 1, 2 ou 3 fois, en solo ou en relais ; restauration sur place ; séances bien-être et beauté, musique, danse.

Deux expositions

Deux expositions embelliront cette journée. La première, intitulée « Ce crabe qui nous pince les miches » proposera un autre regard sur le femmes atteintes d’un cancer du sein. La deuxième, « Résonnance », proposée par Atypic Studio apportera quant à elle, une note plus légère.

Le programme complet et la fiche d’inscription pour la course-marche sont à retrouver sur www.aimargues.fr dans l’agenda. Cette actualité est également à suivre sur le compte Facebook de l’association.

Une femme sur huit

Les chiffres sont éloquents : statistiquement, une femme sur 8 sera confrontée au cancer du sein au cours de sa vie. 8 cancers du sein sur 10 se déclarent après 50 ans, et plus de 47 % des cancers du sein sont diagnostiqués chez les femmes de 65 ans et plus.

Une femme qui a eu un cancer du sein a un risque 3 a 4 fois plus élevé de développer un nouveau cancer du sein qu’une femme du meme âge. 5 à 10 % des cancers du sein sont des formes héréditaires, c’est-à-dire attribuables à une mutation génétique transmise par un parent.

Le risque de cancer du sein est nettement augmenté chez les femmes porteuses d’une mutation et l’âge d’apparition du cancer est souvent précoce, avant 50 ans. Il faut également savoir que, dans moins de 1% des cas, ce cancer peut aussi toucher les hommes. Il est alors souvent de mauvais pronostic car diagnostiqué tardivement, alors qu’il est déjà symptomatique.

Cancer et emploi

Après un cancer du sein, la plupart des femmes (61% à 68%) se déclarent plus fatigables qu’avant, sont plus anxieuses (29% à 32%) ou à tendance dépressive (6%). 44% signalent des troubles de la mémoire et de la concentration, 49% ont des troubles du sommeil et 46% prennent des médicaments psychotropes.

Il apparaît que le retour à l’emploi se révèle souvent une épreuve pour l’identité personnelle et 20% des salariés estiment avoir été pénalisés professionnellement à cause de leur maladie. Une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) 2004 fait état d’attitudes discriminatoires de l’employeur incluant « une perte de responsabilités, une perte d’avantages acquis, un réaménagement non sollicité dans les responsabilités, le refus d’une promotion, d’une augmentation salariale, la rétrogradation, des aménagements d’horaires non sollicités et des mutations non demandées« .

Il paraît indispensable d’anticiper ce retour à l’emploi et de sensibiliser « chaque acteur, y compris les salariés et le monde de l’entreprise, aux difficultés rencontrées lors de la réintégration puis du maintien dans l’emploi des femmes après un cancer du sein « .
Pour bien comprendre l’importance de cette anticipation, l’association Le jour d’après propose des accompagnements adaptés à chaque cas. Elle a pour mission de préparer, d’anticiper et d’accompagner les personnes, organisations et entreprises à réaliser leur projet de retour à l’emploi après un traumatisme lié à un cancer, mais aussi à une maladie chronique.

Un accompagnement à découvrir auprès de l’association qui sera présente lors de cette journée AimarGazelles de ce samedi à Aimargues.

 

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