Aéroport de Montpellier : rarissime incendie d’un dispositif télécommandé

INFO MÉTROPOLITAIN. Un incident qualifié de rarissime par la direction de l’aéroport de Montpellier Méditerranée s’est produit mercredi en fin d’après-midi sur le tarmac de Fréjorgues, sur la commune de Mauguio, en phase de décollage d’un avion de ligne de la compagnie Air France pour Paris : le power push unit -PPU-, un dispositif télécommandé positionné autour de la grande roue avant a pris feu.

Le sang-froid du pilote de l’appareil, qui transportait des centaines de passagers a sans doute permis d’éviter un drame, car les soutes situées au dessus du train principal contenaient des milliers de litres de kérosène, auraient pu s’enflammer : en apercevant de la fumée, le pilote a immédiatement détaché et expulsé le PPU qui venait d’être installé sous le cockpit.

« Dans le même temps, l’alerte a été donnée et dans les deux minutes qui ont suivi, les sapeurs-pompiers de l’aéroport, dont les garages étaient à proximité immédiate de l’endroit où l’avion était immobilisé en piste étaient sur place pour éteindre ce début d’incendie », indique ce vendredi la direction de l’aéroport de Montpellier Méditerranée à Métropolitain.

Enquête en cours

Un incident qui est, semble t-il passé inaperçu des voyageurs, certains, assis du côté des hublots ayant sans doute aperçu la fumée s’échapper de dessous l’avant de l’avion, avant de décoller normalement vers la capitale.

Ce dispositif électronique défectueux va faire l’objet d’une analyse minutieuse, lors de l’enquête en cours diligentée par les gendarmes des transports aériens de Montpellier. Ils ont saisi l’appareil qui va être expertisé.

Comment fonctionne un PPU ? Le principe est le suivant : l’agent sol, en accord avec l’équipage, positionne le petit tracteur à roulettes autour du train principal. Deux galets se mettent ensuite en rotation en frottant contre les roues du train principal et donc font tourner celles-ci, ce qui permet de repousser l’avion. Une fois l’avion en place sur le taxi way -le tarmac- l’agent ouvre les galets et fait reculer le tracteur.

Un dispositif qui ne fait pas l’unanimité

Un dispositif qui ne fait pas l’unanimité chez les pilotes, comme l’un d’eux l’explique à Métropolitain : « Le PPU n’est pas directif, car il saisit l’avion par le train principal et pas par la roulette de nez. Du coup il est obligatoire de démarrer un moteur au parking avant le push, afin d’avoir de la pression hydraulique pour pouvoir utiliser la roulette de nez depuis le poste pour diriger l’avion. C’est l’agent sol qui donne des ordres aux pilotes qui dirigent la roulette pour orienter le push. Ensuite, comme le push est accroché au train principal, il n’est pas possible de démarrer l’autre moteur, avant que le tracteur ne soit retiré, du moins pour les avions avec nacelles sous les ailes. Avec les autres types de tracteur, il est possible de démarrer pendant le repoussage, alors qu’avec les PPU, c’est parfaitement impossible ».

Un pilote qui confirme que l’incident de mercredi soir sur cet avion est rarissime. Selon lui, « des vérifications doivent être effectuées d’urgence sur tous les PPU qui équipent les aéroports français ». Les directeurs des aéroports et les pilotes attendent avec impatience les résultats de l’enquête sur l’incident de Montpellier.

Le dispositif électronique, PPU qui a pris feu.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *