Servian : le cambrioleur catalan tué identifié grâce à un tatouage

JUSTICE. Le cambrioleur tué dans la nuit du 5 au 6 octobre dernier dans le domaine du Jardin de Saint-Adrien à Servian, entre Béziers et Pézenas a été identifié deux jours après, comme Métropolitain l’a révélé. Il était accompagné d’un complice qui avait réussi à prendre la fuite. Il a été interpellé mardi dans les Pyrénées-Orientales. Il est en garde à vue.

Les deux individus gantés, encagoulés et armés avaient surpris le propriétaire des lieux, Daniel Malgouyres, alors que dans la soirée du vendredi 5 octobre, il était sorti devant la maison pour voir pourquoi les chiens aboyaient. Il avait été poussé à l’intérieur où se trouvait sa femme, Françoise, handicapée depuis une chute de cheval l’été dernier.

Le duo voulait se faire ouvrir le coffre-fort, mais comme le couple tardait, Françoise et Daniel Malgouyres avaient été violemment frappés. Le mari avait donné des fonds, jugés insuffisants par les agresseurs. L’un d’eux était monté à l’étage pour fouiller des pièces en compagnie du mari, tandis que le complice surveillait sa femme au rez-de-chaussée.

Coup de fusil mortel

Daniel Malgouyres avait profité d’un moment d’inattention du suspect pour se saisir de son fusil de chasse chargé qu’il avait posé là et qu’il utilisait pour tuer les ragondins qui envahissent le célèbre jardin botanique, primé dans le passé lors de prestigieux concours européens. Il a tiré une cartouche dans le sternum à bout portant, tuant l’inconnu.

Le complice détalait, tandis que les gendarmes étaient prévenus du drame. Grâce à un tatouage représentant une fleur, les enquêteurs de la section de recherches de Montpellier ont pu mettre une identité sur la victime : un père de famille âgé de 45 ans domicilié à Cabestany, près de Perpignan.

Une identité confirmée par le fichier national des personnes placées en garde à vue et/ou condamnées, car le quadragénaire était déjà connu de la justice comme un délinquant.

Investigations dans l’entourage

Les gendarmes ont donc mené des investigations dans l’entourage de ce Catalan pour remonter au deuxième homme qui faisait partie de l’expédition à Servian. Grâce au décryptage des communications de son téléphone portable et de ceux de ses fréquentations régulières, les gendarmes montpelliérains ont rapidement soupçonné un Catalan. Il s’est avéré que le soir des faits, il n’avait pas d’alibi sur la région perpignanaise.

Des indices concordants ont permis d’établir qu’il était susceptible de s’être trouvé dans le Biterrois, à l’heure où le propriétaire du Jardin de Saint-Adrien et son épouse étaient sauvagement attaqués chez eux. Sa garde à vue a été prolongée de 24 heures pour tentative de vol armée en réunion, violences volontaires avec arme.

Daniel Malgouyres a été mis en examen pour homicide volontaire par un juge d’instruction du tribunal de grande instance de Béziers et laissé libre sous contrôle judiciaire. Il pourrait bénéficier d’un non-lieu pour s’être trouvé en état de légitime défense, quand il a abattu le braqueur.

 

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