Subventions et low-cost : Anticor se crashe à Montpellier

JUSTICE. Ce mardi, le Tribunal Administratif de Montpellier examinait les demandes formulées par Anticor visant l’annulation de subventions votées par les collectivités locales à l’Association des Flux Touristiques et Economiques (APFTE) chargée d’assurer la promotion à l’international de la destination Montpellier. Un vilain revers pour Anticor…

Créée en juin 2010 à Montpellier à la demande du préfet de l’époque, Claude Balland, et soutenue par les collectivités (Région Occitanie, Conseil départemental de l’Hérault, Montpellier Méditerranée Métropole, Agglomération du Pays de l’Or, Ville de Montpellier), la CCI de l’Hérault et Montpellier Events, l’APFTE œuvre à promouvoir le développement touristique et économique du grand Montpellier auprès d’une clientèle nationale et internationale. Accusée par Anticor de « verser des subventions déguisées » aux compagnies aériennes low cost (la métropole de Montpellier, par exemple, a cotisé à hauteur de 550 00 € en 2015), l’AFPTE a finalement eu gain de cause devant la justice. Le rapporteur public, qui examinait l’attribution de subventions à l’APFTE, a conclut à l’irrecevabilité des requêtes et à la condamnation d’Anticor.

« Développer massivement les flux entrants »

Certes, le Tribunal Administratif (TA) de Montpellier ne rendra son jugement que dans les prochaines semaines… Mais il s’agit d’un réel soulagement pour le président de l’APFTE, Jean-Yves Labattut, et son avocat, Maître Jean-Marc Maillot : « Cette situation n’a que trop duré, déplore Jean-Yves Labattut. Je rappelle que l’APFTE travaille dans une transparence totale en respectant scrupuleusement le code des marchés publics. L’APFTE oeuvre pour développer massivement des flux entrants de touristes sur notre territoire, en plaidant auprès des collectivités dotées de la compétence Tourisme pour qu’elles soutiennent ces flux. Il est évident que sans cela, nous perdrions chaque année des centaines de milliers de touristes dont la plupart arrivent par avion. J’aimerais que l’on m’explique comment procéder autrement pour faire venir en Languedoc des habitants du Royaume-Uni ou de Scandinavie… ».

Anticor plombé pour une affaire personnelle ?

Le président de l’APFTE, au-delà du débat sur ces subventions, a aussi évoqué en filigrane une affaire plus « personnelle » aux allures de règlement de compte : « Dans cette affaire, j’ai le sentiment amer qu’un individu un seul, tente d’instrumentaliser Anticor, association que je respecte profondément », commente Jean-Yves Labattut : « Je rappelle quand même qu’un ancien chef-comptable de l’aéroport, licencié voici plusieurs années pour fautes graves, condamné en 1ère instance et en appel, a intégré Anticor à des fins évidentes pour attaquer tout ce qui touche de près ou de loin à l’activité aéroportuaire à Montpellier. En l’occurrence, Anticor se trompe d’adversaires ». Le président s’est également déclaré « fatigué des attaques incessantes de ce monsieur qui tente de salir des personnes et des collectivités ».

Le jugement du T.A de Montpellier

Ce 17 octobre, le Tribunal Administratif a tranché. Trois collectivités étaient dans le viseur d’Anticor : la Ville de Montpellier, Montpellier Méditerranée Métropole et a communauté d’agglomération du Pays de l’Or. Dans les 3 cas, le rapporteur public de la 5ème Chambre du TA de Montpellier, M. Louis-Noël Lafay, requiert l’irrecevabilité des plaintes d’Anticor. Dans les 3 cas, il demande qu’Anticor soit condamné à verser 500 € à l’APFTE (soit 1500 € au total) mais également 1500 € à la métropole de Montpellier et 1500 € à la Ville de Montpellier.

 

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